mardi 25 mai 2010
Interview vidéo deDéputé PS, président du Conseil général de Saône-et-Loire et de la commission rénovation du PS
Montebourg veut "changer le visage de la gauche"
Le député, président du Conseil général de Saône-et-Loire et de la commission rénovation du PS était l'invité du "Talk Orange-Le Figaro".
"Il est temps de changer d'époque et de système politique." Arnaud Montebourg est très ferme : il veut rénover le Parti socialiste coûte que coûte. Alors pour le député et président du conseil général de Saône-et-Loire, il est hors de question de transiger sur la question du cumul des mandats. Il l'a martelé au "Talk Orange-Le Figaro". "On ne peut pas donner le sentiment d'accumuler les mandats", a-t-il argumenté. "C'est un système qui est une source d'éloignement" avec le peuple. Secrétaire national à la rénovation, c'est à lui, en accord avec Martine Aubry, de faire des propositions. "Notre souhait est de changer le visage de la gauche, a-t-il expliqué. Cela suppose un peu de partage." Les sénateurs socialistes, qui contestent une application unilatérale du principe, n'ont donc pas convaincu Arnaud Montebourg. "Ce n'est pas un désarmement, c'est un réarmement. C'est très important de dire que nous changeons le système avant d'avoir le pouvoir de le faire", a-t-il assuré. En aparté, il est catégorique. Il n'y a "pas de difficultés" pour appliquer ce système. Les sénateurs pouvant être élus "en situation de cumul". A eux de démissionner ensuite. Avec ses deux mandats, législatif et départemental, Arnaud Montebourg ne semble pas le mieux placé pour vanter les mérites du non-cumul. "Je ne peux plus assumer mes fonctions", confie-t-il cependant. A choisir, il garderait la présidence du département. A l'Assemblée nationale, l'opposition n'a plus de pouvoirs, estime-t-il. "On est des toutous." De toute façon, en 2012 si le PS l'emporte, il a des chances d'être ministre. En 2012, la gauche aura fort à faire, dit-il. A commencer par revenir sur la réforme des retraites du gouvernement. Pour lui, le report de l'âge légal de départ est "une injustice" . Avec Dominique Strauss-Kahn, qui n'en fait pas un dogme, Arnaud Montebourg concède donc "un point de désaccord" . N. B.
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