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vendredi 21 mai 2010

Interview vidéo de

Chantal Jouanno

Secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie

Chantal Jouanno sera candidate aux législatives à Paris en 2012

Tête de liste UMP aux régionales dans la capitale, la secrétaire d'État à l'Écologie veut poursuivre son implantation électorale.

Sa première expérience de candidate à des élections ne l'a pas découragée. Battue aux régionales à Paris, Chantal Jouanno entend poursuivre son implantation électorale dans la capitale. "Prochaine étape les législatives (en 2012)", annonce sans ambages et pour la première fois la secrétaire d'État à l'Écologie, qui était l'invitée du Talk Orange-Le Figaro. La conseillère régionale ne va pas jusqu'à préciser quelle sera la circonscription où elle compte s'investir d'ici à 2012. "Il y a bien des circonscriptions à reconquérir", relève cette sarkozyste. Jeudi soir, elle avait annoncé sa candidature aux 150 membres du comité départemental de la fédération UMP de Paris. Chantal Jouanno en a profité pour revenir sur sa campagne des régionales et les coups qu'elle a reçue : "Cela n'a pas été facile. Ce fut un rude baptême du feu." Mais sa décision de s'implanter à Paris est désormais claire. Voilà Rachida Dati avertit. Les deux femmes sont d'ores-et-déjà rivales dans la perspectives des municipales de 2014. La secrétaire d'État à l'Écologie s'est retrouvée également en première ligne, sitôt la fin de la campagne des régionales, avec l'examen de la loi Grenelle 2. Jeudi, elle a récusé l'idée que l'écologie ne serait plus à la mode à droite : "On a fait le Grenelle 2. Un monstre de 250 articles !", s'est-elle exclamé faisant remarquer que seuls les députés UMP ont voté le texte. "L'opposition aurait pu s'abstenir, elle a voté contre. Jamais je n'ai entendu un député UMP ou un sénateur dire 'l'écologie on n'en veut plus'", a-t-elle affirmé. Chantal Jouanno a fustigé l'attitude "jusqu'au boutiste" des Verts". "L'écologie n'appartient pas à un seul parti. La logique du Grenelle est de mettre tous les acteurs autour de la table pour arriver à un compromis." Interrogé sur sa proposition de faire un Grenelle 3, la secrétaire d'État a calmé le jeu : "Il ne s'agit pas de faire une nouvelle loi mais de poursuivre le travail engagé depuis 2007." De quoi rassurer Bernard Accoyer, le président de l'Assemblée nationale, qui n'a pas apprécier l'annonce de la ministre. "On se calme !", avait-il pesté en début de semaine. Judith Waintraub

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