mercredi 19 mai 2010
Interview vidéo deAncien ministre
Robien milite pour un centre "cohérent"
L'ex-ministre de l'Éducation veut s'adresser aux "orphelins" de l'UDF
Invité du Talk Orange-Le Figaro, Gilles de Robien a tiré les leçons de la soirée qu'il a organisée lundi avec son think-tank Société en mouvement. Pour la première fois depuis longtemps, des centristes de l'UMP comme Jean-Pierre Raffarin ont fait tribune commune avec leurs collègues du Nouveau Centre, Hervé Morin en tête, mais aussi avec des Radicaux Valoisiens et des représentants d'autres clubs de la même mouvance, comme l'Alliance centriste de Jean Arthuis. "Si on se rassemble sur les idées, on aura gagné la première manche", a affirmé l'ancien ministre de l'Éducation. Robien estime que les centristes doivent d'abord "trouver une certaine cohérence afin que les nombreux électeurs orphelins" de l'UDF puissent entendre "enfin un message du centre". Quant à la "compétition" entre les présidentiables qui se réclament de cette sensibilité, il la trouve "humaine" mais refuse de s'en mêler, au motif "que tout le monde se fiche aujourd'hui de savoir qui sera candidat en 2012 ou en 2017". "D'abord, il faut peser, a-t-il expliqué. Ensuite, libre à ceux qui veulent être au premier rang de jouer des coudes" pour que "le message centriste trouve une expression, notamment à l'occasion de la présidentielle". Le rendez-vous de 2012 n'a pas été explicitement évoqué à la tribune du colloque de Société en mouvement, mais en marge des débats, le député maire Nouveau Centre d'Issy-les-Moulineaux André Santini a estimé que si aucun candidat centriste ne se présentait, la droite courrait le risque de revivre "le coup du 21 avril 2002", cette fois à ses dépens. Judith Waintraub
réagissez à l'interview