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L'actualité en interview et vidéo

mercredi 5 mai 2010

Interview vidéo de

Nicolas Dupont-Aignan

Député de l'Essonne et président de Debout la République

Dupont-Aignan veut que la France "sorte de l'euro"

Le président de Debout la République était l'invité du "Talk Orange-Le Figaro".

"Il faut sortir de l'euro dans le calme et dans l'ordre." Invité du "Talk Orange-Le Figaro", Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et président de Debout la République, s'est dit convaincu que le plan de rigueur adopté par la Grèce ne suffirait pas à surmonter la crise financière qui frappe ce pays. "Un plan de rigueur ne peut fonctionner que parallèlement à une dévaluation", a argumenté Nicolas Dupont-Aignan. Or, l'euro interdit au gouvernement grec de dévaluer. Évoquant l'émeute qu'a connue Athènes hier, le député de l'Essonne a jugé que "quand on nie les peuples, l'histoire devient tragique, et là on ne joue plus". "L'euro nous tue à petit feu", a poursuivi le président de Debout la République. À ses yeux, la volonté de conserver l'euro rappelle la politique monétaire "de Laval de l'entre-deux-guerres". En 1935, le gouvernement Laval avait tenté en vain de rétablir la compétitivité de la France en donnant la priorité absolue à la défense de la monnaie. "La Grande-Bretagne peut relancer son économie en dévaluant la livre", a poursuivi le député de l'Essonne. Il a fait référence à un sondage à paraître où 38% des personnes interrogées, dont une proportion élevée de jeunes, souhaitent sortir de l'euro. En réponse à la question d'un internaute, Nicolas Dupont-Aignan a affirmé qu'il n'avait pas l'intention de rejoindre le parti que Dominique de Villepin se prépare à créer. Le président de Debout la République n'exclut pas de soutenir la candidature à l'Élysée de l'ancien premier ministre. Mais il pose des conditions strictes. Nicolas Dupont-Aignan veut qu'un candidat à la présidentielle de 2012 "porte la sortie de l'euro". Et il entend se présenter si aucun autre héraut du retour au franc ne se déclare. Interrogé sur l'hypothèse d'un rapprochement avec Marine Le Pen, qui réclame elle aussi la sortie de l'euro, le président de Debout la République a indiqué qu'il "n'avait pas les mêmes idées que Marine Le Pen sur beaucoup de sujets". Nicolas Dupont-Aignan a toutefois ajouté : "Si Marine Le Pen et d'autres veulent nous aider, pourquoi pas ?" Invité à préciser s'il envisageait par là un accord électoral avec le Front national, le député de l'Essonne l'a démenti. "Ce n'est pas dans ce sens que ça se fera", a-t-il répondu. Nicolas Dupont-Aignan a expliqué qu'il serait prêt à accueillir "des gens du Front national" qui "voudraient sortir du corner" où les "ont entraînés Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen". Guillaume Perrault

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