lundi 3 mai 2010
Interview vidéo deSénateur de la Meuse, président du groupe UMP au Sénat
Longuet souhaite "des textes peu nombreux et très clairs"
Pour le patron des sénateurs UMP, l'âge de la retraite devra "nécessairement" être modifié.
Que dira le groupe UMP du Sénat à Nicolas Sarkozy, ce soir, quand il sera reçu à l'Élysée? "Bon anniversaire?!" a répondu Gérard Longuet, invité hier du Talk-Orange-Le Figaro. A deux jours près, la réception coïncidera en effet avec le troisième anniversaire de l'élection du chef de l'État, le 6 mai 2007. Au-delà des amabilités d'usage, le patron des sénateurs UMP a bien l'intention de demander au président d'alléger un agenda parlementaire "parfois trop chargé" en ne présentant désormais que "des textes importants, peu nombreux et très clairs". Longuet souhaite en particulier que soit engagé le débat sur les retraites. Il a rappelé qu'actuellement, "une retraite sur dix est financée par la dette", en estimant que "la durée de cotisation, l'âge de départ à la retraite et l'âge d'accession à une retraite à taux plein sont trois paramètres qui bougeront nécessairement, sinon il n'y aura pas de réforme". Pour lui, "l'âge de départ à la retraite n'est pas une question de symbole".La mission du groupe UMP du Sénat sur cette réforme rendra ses conclusions le 19 mai. C'était aussi la date à laquelle le parti présidentiel avait prévu d'organiser une convention sur le sujet, mais il l'a finalement repoussée au 25 mai, pour des "raisons d'intendance". En fait, ce délai permet d'harmoniser les calendriers des parlementaires et du parti majoritaire, ce qui devrait contribuer à donner davantage de contenu à la convention.Gérard Longuet, qui sera reçu jeudi à Matignon avec son homologue de l'Assemblée Jean-François Copé et le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand, a préparé aussi un argumentaire en faveur de l'élection du futur conseiller territorial au scrutin uninominal à deux tours. Partisan il y a peu du scrutin à un tour, il a reconnu avoir fait "marche arrière". La campagne pour les élections en Grande-Bretagne l'a conduit à réfléchir au caractère "extrêmement aléatoire" de ce système. Selon lui, les deux tours "évitent à l'opinion d'être prise par surprise".Interrogé hier sur les velléités de candidature de Dominique de Villepin et d'Alain Juppé en 2012, Gérard Longuet a estimé qu'"un président sortant investi par sa majorité" bénéficiait d'un soutien "jamais unanime, mais suffisamment large" pour que sa candidature soit à la fois "dissuasive" vis-à-vis de ses rivaux et "convaincante" aux yeux de ses partisans.
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