mardi 27 avril 2010
Interview vidéo deEurodéputée et vice-présidente du MoDem
Retraites : Sarnez est "du côté des réformateurs"
La première vice-présidente du MoDem soutient la loi d'interdiction du voile intégral.
L'heure est à tout, sauf au débat sur la présidentielle de 2012. Invitée du "Talk Orange-Le Figaro", Marielle de Sarnez a reconnu que François Bayrou, qui se fait rare dans les médias depuis la séquence des régionales de mars, était "très, très soucieux". Mais pas pour lui ! Plutôt "pour l'état de la France", dit-elle, citant le déficit du pays, le niveau du chômage, le trou de la Sécurité sociale ou encore la crise financière européenne. Mais si le MoDem se dit inquiet pour toutes ces raisons, il se veut constructif. C'est-à-dire "responsable". Interrogée sur la question des retraites, la première vice-présidente du MoDem a assuré être "du côté des réformateurs". "Oui, il faut agir, sinon que se passera-t-il le jour où l'on ne pourra plus payer les retraites ?", a-t-elle lancé. Selon elle, "probablement faudra-t-il agir sur tous les leviers" que sont notamment l'âge légal de départ à la retraite ou encore la durée des cotisations. "L'idée, c'est qu'il y ait plus d'actifs que de retraités, ce qui veut dire aussi plus de travail", dit-elle. Marielle de Sarnez l'assure, sur cette question le MoDem "n'a pas de tabou". Seule condition, "il faut de la justice", a-t-elle précisé, en évoquant des notions comme celle de la pénibilité du travail. Une notion parmi d'autres que la direction du MoDem évoquera avec les principaux responsables syndicaux, qui vont défiler à partir de jeudi dans le bureau de François Bayrou. Le MoDem se laissera alors une dizaine de jours pour envoyer par écrit au gouvernement sa position exacte. Sur le débat concernant l'interdiction du port du voile intégral, Marielle de Sarnez, là encore, a appelé "au calme, à la sérénité et à la responsabilité". Rappelant que "la France, c'est d'abord la République des visages découverts", elle soutient le projet de loi. Car, estime-t-elle, "sur une question comme celle-là, il faut une large majorité" pour "être le plus consensuel possible". Donc "pas de procédure d'urgence". Elle s'est d'ailleurs félicitée que le Premier ministre François Fillon ait décidé de recevoir les chefs de parti, comme François Bayrou après-demain, pour réfléchir au sujet. Comme eurodéputée, Marielle de Sarnez s'est dite "très inquiète de l'absence de l'Europe" dans la crise financière qui touche la Grèce et le Portugal. Partisane d'un Fond monétaire européen et d'un marché obligataire européen, elle confie un regret : "C'est quand l'Europe est absente que les spéculateurs sont les plus actifs." Rodolphe Geisler
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