le talk orange - le figaro

L'actualité en interview et vidéo

vendredi 23 avril 2010

Interview vidéo de

Fadela Amara

Secrétaire d'Etat chargée de la Politique de la ville

Fadela Amara : le voile intégral, "c'est la mort sociale"

La secrétaire d'Etat à la Politique de la ville était l'invitée du "Talk Orange-Le Figaro".

Fadela Amara est ravie. Le projet de loi sur l'interdiction générale du voile, elle le voulait depuis longtemps. Car la burqa est synonyme de "mort sociale des femmes" et d'"inégalités entre les sexes", souligne la secrétaire d'Etat à la Politique de la ville, elle-même de confession musulmane et pratiquante. L'ancienne présidente de Ni pute ni soumise balaie donc consciencieusement tous les arguments des détracteurs du projet de loi. Le socialiste Pierre Moscovici qui redoute la "stigmatisation" des musulmans alors que 2.000 femmes seulement portent la burqa en France ? "Ce sont des postures idéologiques", argumente la ministre, ajoutant que "ce n'est pas une question de chiffres" et qu'"avant d'être à 2.000, on était à une" burqa en France. A l'instar du grand rabbin de France, Gilles Bernheim, qui à l'issue d'un entretien avec François Fillon, jeudi, déclarait que "les religions ont un rôle à jouer dans ce combat pour que la femme ne soit ni pute ni soumise", Fadela Amara plaide pour un "islam de lumière" et dénonce l'islam des "groupuscules". En charge des quartiers difficiles, Fadela Amara est également revenue sur le déplacement de Nicolas Sarkozy à Bobigny, en Seine-Saint-Denis. A ses yeux, le chef de l'Etat n'a pas voulu stigmatiser les banlieues et la Seine-Saint-Denis. "Il a réaffirmé un certain nombre de choses", dit-elle en évoquant "le droit à la sécurité" pour les familles modestes qui vivent dans des quartiers difficiles. Quant à la suspension des allocations familiales en cas d'absentéisme à l'école, confirmé par le président de la République, Fadela Amara y souscrit pleinement parce que, dit-elle, "on a aujourd'hui "des jeunes en situation de décrochage scolaire". Mais, affirme-t-elle, la suspension ne tombera pas comme un couperet. "Elle se fera s'il n'y a pas de bonne volonté de la part des parents", précise la secrétaire d'Etat. Au passage, elle en profite pour rappeler que 500 millions d'euros ont été débloqués cette année pour permettre la création de 20.000 places dans des internats d'excellence. Des places réservées aux élèves les plus méritants des quartiers. AN. R.

réagissez à l'interview
 

les dernières réactions à l'article

voir mon journal de réactions aide
Aucune réaction encore postée
Soyez le premier à réagir