mercredi 14 avril 2010
Interview vidéo deSénateur-maire UMP d'Alençon (Orne)
Lambert lance deux "appels de phares" à Sarkozy
L'ancien ministre du Budget était mercredi l'invité du "Talk Orange-Le Figaro".
Alain Lambert a lancé mercredi deux "appels de phares" au président de la République, dont il est proche: "Il vaut mieux perdre quelques points aujourd'hui que perdre son permis de conduire en 2012." Le sénateur UMP de l'Orne, qui était mercredi l'invité du "Talk Orange-Le Figaro", avait surpris en réaffirmant le 12 avril que Nicolas Sarkozy n'était pas actuellement "le meilleur" candidat de l'UMP pour la présidentielle de 2012 et que l'ancien Premier ministre Alain Juppé serait "meilleur" que lui. "Le pilotage d'aujourd'hui demande quelques ajustements", a affirmé l'ancien ministre du Budget, qui considère que "la gouvernance d'aujourd'hui est au coeur des malentendus" car "on ne sait plus qui fait quoi", "on ne respecte pas la Constitution actuelle".Le président du conseil général de l'Orne estime que le chef de l'État "a concentré entre ses mains trop de pouvoirs" et que "comme il est à l'étranger la moitié du temps, ce n'est plus lui qui exerce directement le pouvoir mais les conseillers qui l'entourent". Alain Lambert juge le système "dangereux pour le président et pour les Français". Il demande que l'on en revienne à "une gouvernance plus équilibrée entre l'Élysée et Matignon" et estime que "trop souvent, les ministres donnent le sentiment d'être totalement pilotés par l'administration".Réforme des retraitesRappelant que l'UMP "est une famille et non pas un régiment", le sénateur de l'Orne revendique sa liberté de parole tout en soulignant qu'il y a dans ses rapports avec le chef de l'État "une dimension affective, fraternelle".Il se félicite que le nouveau ministre du Travail, Eric Woerth, "une personnalité très apaisée, très à l'écoute", mène la nouvelle réforme des retraites qui nécessitera, selon lui, un allongement de la durée des cotisations car "le gain d'espérance de vie progresse chaque année". À l'instar des centristes, l'ancien ministre est aussi favorable à la suppression du bouclier fiscal et de l'ISF, assortie de la création d'une nouvelle tranche marginale d'impôt sur le revenu pour tenter de résorber une partie du "déficit structurel". Ce qu'il appelle "le deuxième appel de phares" adressé au chef de l'État. Sophie Huet
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