mardi 30 mars 2010
Interview vidéo deDéputé UMP du Val d'Oise, président de la commission des affaires étrangères
Poniatowski: "Les économies ne suffiront pas"
Contre les déficits, le député UMP juge qu'il faudra "trouver des recettes nouvelles".
Confrontée au gouffre astronomique du déficit budgétaire, la majorité a ouvert la boîte à idées. Pour le député du Val-d'Oise, secrétaire général adjoint de l'UMP, Axel Poniatowski, les perspectives sont pourtant bien sombres. "Les seules recherches d'économies ne suffiront pas. Il faudra bien trouver des recettes nouvelles", a-t-il expliqué mardi, invité du "Talk Orange-Le Figaro"."La question du bouclier fiscal est effectivement posée", ajoute-t-il, au diapason d'une partie tous les jours plus large des élus de l'UMP. "Il a été mis en place avant la crise financière. Aujourd'hui la situation est différente", argue-t-il, au risque de se mettre en porte-à-faux avec son patron, le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand. "Si on demande des efforts aux Français, il faudra en demander à tout le monde, y compris à ceux qui bénéficient du bouclier fiscal", poursuit Poniatowski.Un "candidat naturel"Cette position ne l'empêche cependant pas d'appeler la majorité à "se recentrer sur ses priorités": "Le pouvoir d'achat et l'emploi, la sécurité et l'immigration." C'est l'une des leçons que l'ancienne tête de liste dans le Val-d'Oise, qui a démissionné de son mandat de conseiller régional vendredi, tire des élections. L'autre leçon étant qu'il faut faire "attention à l'ouverture": il n'en faut "pas trop" et il faut que "ceux qui sont de l'ouverture soient respectueux du gouvernement auquel ils appartiennent et du camp qui soutient ce gouvernement".Le respect, Axel Poniatowski le demande aussi pour Nicolas Sarkozy, qui sera "notre candidat naturel en 2012". Les velléités des deux anciens premiers ministres Alain Juppé et Dominique de Villepin à être candidats à la présidentielle ne sont pas bienvenues: "Ce n'est pas une bonne idée de jouer sur la faiblesse de popularité de Nicolas Sarkozy pour faire valoir ce type de candidature." Jean-Baptiste Garat
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