mardi 23 mars 2010
Interview vidéo deSénateur-maire UMP de Marseille
Gaudin aux députés : "Ne critiquez pas le président"
Le sénateur, maire UMP de Marseille, était l'invité du "Talk Orange-Le Figaro".
Jean-Claude Gaudin ne joue pas sur les mots. Invité du "Talk Orange-Le Figaro", il a reconnu que la majorité avait subi un "échec" aux régionales. Cette défaite, y compris chez lui, en PACA, le maire de Marseille l'attribue à de multiples facteurs. "Nous avons beaucoup et sans doute trop légiféré", a-t-il estimé, en expliquant : "Le problème, c'est que le président de la République nous fait voter des lois et, de bonne foi, il croit qu'elles s'appliquent, alors que ce n'est pas toujours le cas." Il a cité deux exemples : "La réforme des ports, qui n'empêche pas cinq types de bloquer les livraisons de fioul à Marseille, et le service minimum dans les écoles, dont les maires de gauche ne veulent pas." Comme l'écrasante majorité des parlementaires de la droite et du centre, Jean-Claude Gaudin constate que, pour les Français, le gouvernement n'a "pas de résultats en matière d'emploi, ni de sécurité". Prônant lui aussi un "retour aux fondamentaux", il a lancé à l'adresse de l'exécutif : "Occupons-nous déjà de ça, sinon les Français nous le feront payer, comme ils viennent de le faire en s'abstenant ou en votant pour le Front national." "Il nous reste dix-huit mois ouvrables, après ce sera la campagne présidentielle, a-t-il ajouté. Il va falloir que nous nous concentrions sur les très grandes réformes, à commencer par celle des retraites, qui sera difficile." Si le sénateur des Bouches-du-Rhône se sent autorisé à parler librement, il apprécie peu que ses collègues de l'Assemblée nationale en fassent autant. "Messieurs les députés, ne critiquez pas trop le président !", a-t-il conseillé, en assurant que "la moitié du groupe UMP de l'Assemblée doit son élection à Nicolas Sarkozy". Partisan néanmoins d'"améliorer l'unité entre l'exécutif et sa majorité", Jean-Claude Gaudin a suggéré à François Fillon, au faîte de sa popularité à droite, de "poser la question de confiance" aux parlementaires. Pas sûr que l'idée d'un vote à la gloire de son premier ministre séduise Nicolas Sarkozy. Judith Waintraub
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