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vendredi 19 mars 2010

Interview vidéo de

Christian Jacob

Député UMP de Seine-et-Marne

Jean-François Copé est "le point fixe" de la majorité

Président de la commission du développement durable à l'Assemblée, le député de Seine-et-Marne exclut d'entrer au gouvernement.

L'ancien ministre de la Famille Christian Jacob n'envisage pas de revenir au gouvernement à l'occasion d'un éventuel remaniement après le second tour des régionales. "Je l'ai dit clairement à Nicolas Sarkozy il y a quelques mois, et à François Fillon. J'ai accepté une responsabilité importante, qui est celle de la présidence de la commission du développement durable à l'Assemblée. Je souhaite continuer à l'exercer". Le député UMP de Seine-et-Marne, qui était l'invité du "Talk Orange-Le Figaro", espère aussi que le patron des députés UMP, Jean-François Copé, dont il est très proche, ne quittera pas son poste pour reprendre un portefeuille ministériel. "Je pense que Jean-François, aujourd'hui, est déterminant dans l'action politique à droite. Il est le point fixe, celui qui représente l'ensemble des députés, et quelle que soit leur sensibilité, tous se retrouvent en lui", a estimé Jacob, avant de "souhaiter qu'il reste à son poste". Copé "est sans doute le seul qui a les bons liens avec l'ensemble des personnalités UMP, d'Alain Juppé à Jean-Pierre Raffarin et à Dominique de Villepin, au président de la République. Il joue un rôle déterminant", a insisté l'ancien ministre chiraquien. Très réservé sur la politique d'ouverture, Christian Jacob reconnaît que l'électorat de droite a été "parfois surpris, parfois choqué" par les dernières nominations de Michel Charasse (ex-PS) au Conseil constitutionnel et de Didier Migaud (PS) à la tête de la Cour des comptes. "Objectivement, je pense que l'on pouvait trouver les mêmes compétences à droite", a estimé le député UMP. Interrogé sur les bons résultats du FN, il a affirmé que "personne ne peut imaginer que Jean-Marie Le Pen soit porteur d'avenir pour qui que ce soit". L'élu UMP, qui veut croire à une mobilisation des abstentionnistes en faveur des listes UMP au second tour, considère que le vote FN est "un vote de sanction, un vote de réaction", voire "un coup de colère ou d'agacement". Jacob considère aussi, à l'instar de Copé, que le débat sur l'identité nationale "est utile mais a été fait dans la précipitation" et "trop anglé sur l'immigration". Il considère qu'il y a "beaucoup d'autres sujets" dans ce débat, comme le problème de la ruralité, la question des jeunes générations qui entrent sur le marché du travail face aux retraités, ou encore la question du coût du travail. Sophie Huet

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