jeudi 18 mars 2010
Interview vidéo dePremière adjointe au maire de Paris, tête de liste PS à Paris pour les régionales
Chantal Jouanno et Anne Hidalgo dressent un premier bilan de leur campagne.
Les têtes de liste UMP et PS à Paris étaient les invitées du "Talk Orange-Le Figaro".
"Que ce soit à gauche ou à droite, personne ne peut se satisfaire de ce taux d'abstention. Personne. Et je trouve que dans une démocratie ça doit tous nous interpeller". Chantal Jouanno est donc catégorique : "un taux d'abstention pareil, ca veut dire qu'il y a une interrogation sur le politique". Et la tête de liste UMP à Paris en conclut : "je dis clairement, que ce soit de gauche ou de droite, on n'a pas fait une bonne campagne". Invitée du Talk Orange-Le Figaro, la secrétaire d'État à l'Écologie a regretté "le ton de cette campagne", les "attaques personnelles", les "différentes affaires : Ali Soumaré d'un côté ou Georges Frêche de l'autre"... "Si on n'aborde pas le fond et les propositions concrètes, c'est normal que les gens n'aillent pas voter", a jugé celle qui termine sa première campagne. Soucieuse d'incarner "la croissance durable" à Paris, la candidate qui a rassemblé 28,95% au premier tour, espère un report des voix des électeurs d'Europe Écologie alors que la liste conduite par Robert Lion a fait 20,57%. "Ce ne sont pas tous des électeurs de gauche, croit-elle savoir. Ce sont des électeurs de sensibilité écologique qui ont voulu l'exprimer au premier tour". "L'écologie n'appartient pas qu'à la gauche", a-t-elle répété en vantant les mesures proposées par la droite pour "désaturer, dépolluer" la capitale, "récupérer les berges de Seine"... Alors que la sécurité est revenue au premier plan dans ces dernières heures de la campagne, la candidate a réagi aux accusations faites par les socialistes à la droite "d'instrumentaliser ce thème". "La sécurité est un thème central et notre responsabilité première", a-t-elle rappelé en soulignant que la question avait "émaillé la campagne", en particulier dans les lycées. "C'est normal qu'on y revienne et qu'on fasse des propositions", a-t-elle ajouté. Avis différent pour Anne Hidalgo, son adversaire socialiste à Paris, elle aussi invitée du Talk. "Sur l'ETA et sur le meurtre, a-t-elle dit, il y a une condamnation unanime" et "aucune tolérance ou aucune complaisance sur ces actes ignobles". Ensuite, la première adjointe de Bertrand Delanoë à la Mairie de Paris s'est dite aussi convaincue de la tentative, par les membres du gouvernement et le chef de l'État, "d'instrumentaliser, de faire de la question de la sécurité un enjeu à la veille du second tour". "La ficelle est extrêmement grosse", a-t-elle commenté. "C'est leur échec qu'ils mettent en scène lorsqu'ils parlent des difficultés et des problèmes d'insécurité dans le pays parce qu'il y a déjà eu plus de vingt lois de Nicolas Sarkozy" sur ce sujet. Contrairement à l'UMP, Anne Hidalgo se sentait le vent en poupe. En marge du Talk, elle a dit sa satisfaction, au premier tour "d'avoir reconquis une partie de (son) électorat". A Paris, sa liste a obtenu 26,26% des voix, "six points" devant celle d'Europe Écologie. Elle qui craignait que les Verts ne passent devant les socialistes, comme aux Européennes, considère avoir gagné son pari. "J'ai eu plaisir, a-t-elle confié, à faire campagne avec des militants qui ont retrouvé le sourire et la pêche et auprès des Parisiens qui nous ont bien accueillis". Quand à cette semaine où la candidate fait campagne commune avec Europe Écologie et le Front de Gauche, elle promet que l'ambiance est "très détendue", malgré les tensions récurrentes entre Verts et socialistes au sein de l'exécutif parisien. S. de R.
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