mercredi 17 mars 2010
Interview vidéo deSecrétaire d'Etat chargé des Transports, président du conseil général de Charente-Maritime, tête de liste UMP en Poitou-Charentes pour les régionales
Dominique Bussereau pour un parti centriste et écologiste organisé par Jean-Louis Borloo
Au "Talk Orange-Le Figaro", la tête de liste UMP en Poitou-Charentes répond aux critiques d'Alain Juppé.
"On peut être en tête et bien élevé." Ce commentaire agacé et cinglant est celui de Dominique Bussereau, secrétaire d'État aux Transports. Il vise Ségolène Royal contre laquelle il livre bataille en Poitou-Charentes. Bussereau aurait aimé débattre avec elle, entre les deux tours des élections régionales. Mais Royal a refusé "au dernier moment" le face-à-face sur France 3, prévu de longue date, qui devait se dérouler ce soir. Elle n'a pas pris la peine non plus de répondre à l'invitation du "Talk Orange-Le Figaro". Face à cette "star qui a d'ailleurs des caprices de stars", le candidat UMP et président du conseil général de Charente-Maritime admet que le combat qu'il lui faut livrer en Poitou-Charentes est "une affaire difficile". Mais il n'est "pas mécontent" de son résultat personnel, "cinquième score de la majorité" et, deuxième score des ministres. À quatre jours du second tour, Bussereau se veut serein parce que, dit-il, "un second tour n'est jamais la répétition d'un premier tour". À condition que la majorité reste unie. Ce qui n'a pas été le cas ces derniers jours. Alain Juppé a critiqué en début de semaine sur son blog "l'inopportun débat sur l'identité nationale" et "le rythme des réformes, la méthode selon laquelle elles sont lancées et préparée s". Bussereau renvoie sèchement l'ancien premier ministre à ses responsabilités. "Je pense que l'effort d'Alain Juppé doit plutôt porter, au second tour, sur la mobilisation de l'électorat de Bordeaux qui n'a pas été bonne au premier tour que sur la rédaction de son blog." Quant à la stratégie de rassemblement privilégiée par l'Élysée mais qui a fait aussi l'objet de critiques nourries, ce proche de l'ex-premier ministre Jean-Pierre Raffarin assure qu'il "continue à croire à la nécessité de l'UMP" parce qu'"un grand parti du centre et de droite face au grand parti social-démocrate qu'est le PS, c'est excellent pour la démocratie". Mais il admet aussi que "ce qui ne sert à rien, c'est les petits partis qui sont dans l'UMP tout en n'y étant pas" et que "le Nouveau Centre ressemble beaucoup à l'UMP". Bref, selon lui, l'UMP a besoin d'"un petit parti centriste et écolo qui pourrait apporter des choses". Et, ce serait au président du Parti radical et numéro deux du gouvernement d'occuper ce terrain. "Peut-être que Jean-Louis Borloo pourrait montrer toute l'ampleur de son talent politique et bâtir quelque chose qui serait proche de l'UMP", suggère le secrétaire d'État. Anne Rovan
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