le talk orange - le figaro

L'actualité en interview et vidéo

lundi 15 mars 2010

Interview vidéo de

Daniel Cohn-Bendit

Député européen, coprésident des Verts au Parlement européen et chef de file d'Europe-Ecologie (EE)

PS et Verts négocient dans l'urgence

Pour Daniel Cohn-Bendit, "il n'y aura pas d'accord partout".

Le secret n'a pas été tenu très longtemps. Pour travailler "tranquillement", les négociateurs socialistes et Verts avaient prévu de se retrouver dans un lieu discret, loin des médias... Mais hier matin, l'information circulait. C'est dans un hôtel du centre de Paris, près des Halles, que les états-majors ont suivi les discussions de fusion de liste dans chaque région. Les listes pour le second tour doivent être déposées ce soir à 18 heures. Les deux leaders du PS et des Verts, Martine Aubry et Cécile Duflot, devaient se parler de leur côté, hier pour "débloquer les derniers points de crispation". Pour autant, le PS a repoussé dès hier matin l'idée de la direction des Verts de faire "une déclaration nationale commune" sur la stratégie de second tour. Mais chacun a rappelé les principes de discussion. "Les Français se sont exprimés, nous devons prendre le résultat de leur vote et réagir à la proportionnelle", a déclaré la première secrétaire du PS sur France Inter. "Il y a maintenant la responsabilité des socialistes de ne pas renouer avec leur tentation hégémonique", a expliqué sur la même antenne la secrétaire nationale des Verts. Invité du "Talk Orange-Le Figaro", l'écologiste Daniel Cohn-Bendit a estimé que "la manière dont on règle aujourd'hui les problèmes annonce ce qui se passera en 2012". Ainsi en Poitou-Charentes: "Si Ségolène Royal ne trouve pas d'accord avec nous, elle n'a aucune chance pour la présidentielle", prévenait-il. Pour lui, les négociations "tanguent" dans certaines régions, car "le PS ne comprend pas toujours ce qu'est un partenariat". Si officiellement rien ne devait être "paraphé" avant aujourd'hui, dans plusieurs régions, des accords ont été trouvés dès hier soir: en Provence-Alpes-Côte d'Azur, où le projet Iter faisait débat, ou dans les Pays de la Loire, où le projet d'aéroport près de Nantes est contesté par les Verts, en Lorraine ou encore en Champagne-Ardenne. S'il devrait y avoir des listes d'union dans la quasi-totalité des régions, "il n'y aura pas d'accord partout", craint néanmoins Cohn-Bendit. Nicolas Barotte et Rodolphe Geisler

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