mercredi 10 mars 2010
Interview vidéo deSénateur-maire de Béziers (Hérault), tête de liste UMP pour les régionales en Languedoc-Roussillon
Couderc (UMP) dénonce le "clientélisme" de Frêche
Le sénateur maire de Béziers était mercredi l'invité du "Talk Orange-Le Figaro".
Le holp-up médiatique de Georges Frêche sur la région Languedoc-Roussillon ne surprend pas Raymond Couderc. Selon le candidat UMP, c'est le "populisme" qui explique l'aura de Frêche. Un style fait de "dérapages" que Couderc condamne vigoureusement, dénonçant une méthode de gouvernement régional faite de "clientélisme" et de "politique de réseau". "On a trop peu parlé du bilan et du projet et beaucoup trop des débordements et des excès de Frêche", conclut le patron de la liste UMP en Languedoc-Roussillon. Le sénateur-maire de Béziers défend le principal message de son programme: il faut d'abord "soutenir une activité économique fragilisée par la crise".L'état d'esprit de l'Élysée et de MatignonIl énonce trois priorités. Le tourisme, tout d'abord: "Nous sommes la région la plus pauvre de France, et le tourisme représente 15% du PIB régional. Or moins de 2% du budget de la Région sont consacrés au tourisme. Nous voulons décupler ce budget", propose Couderc. Il souhaite aussi créer un fonds d'investissement régional pour revitaliser les entreprises en difficulté et lancer un plan d'aide aux viticulteurs en améliorant l'acheminement en eau.Le candidat aux régionales a d'ailleurs parfaitement intégré l'état d'esprit de l'Élysée et Matignon à la veille de ce scrutin: "On peut marquer un but à la dernière minute." Il est convaincu, tout comme l'état-major de l'UMP, que la toute petite semaine de campagne entre les deux tours offrira à son camp un avantage tactique. Alors que Frêche sera à la peine pour trouver un accord de second tour avec les Verts, Couderc espère apparaître comme le plus crédible et le plus sérieux. Au passage, le candidat UMP fait l'éloge de François Fillon, l'homme en forme de la majorité: "Il est serein et calme, sa bonne image est méritée." Charles Jaigu
réagissez à l'interview