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L'actualité en interview et vidéo

jeudi 4 mars 2010

Interview vidéo de

Valérie Pécresse

Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, tête de liste UMP en Ile-de-France pour les régionales

"Cette campagne, c'est la mienne"

La candidate UMP en Ile-de-France était l'invité du "Talk Orange-Le Figaro".

"Le président de la République voit qui il veut et quand il veut. Et aujourd'hui, cette campagne, c'est la mienne. Les personnalités neuves, les idées neuves, elles viennent de chez moi." Invitée du "Talk Orange-Le Figaro", la candidate UMP en Ile-de-France, Valérie Pécresse, voudrait que l'on cesse de dire qu'elle est sous tutelle de Nicolas Sarkozy. À ceux qui s'interrogent sur la raison de son rendez-vous à l'Élysée, mardi, avec toute son équipe, en compagnie du premier ministre François Fillon et du secrétaire national de l'UMP, Xavier Bertrand, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche avance que le chef de l'État "s'intéresse à la politique". "Le reste, dit-elle, c'est de la polémique."Les tensions au sein de l'UMP francilienne ? J'ai fait le choix du renouvellement pour faire émerger de nouvelles personnalités en Ile-de-France", indique la candidate en citant plusieurs de ses têtes de liste comme les secrétaires d'État Rama Yade ou Chantal Jouanno ou le syndicaliste policier Bruno Beschizza. "C'est compliqué, c'est difficile, ça crée des déceptions, ça fait des aigris." Et selon elle, "dans ce renouvellement, l'appui, le soutien du président de la République est décisif". Interrogée sur l'hostilité publique du député UMP de Seine-Saint-Denis Éric Raoult ou celle, plus silencieuse, de l'ancien ministre Roger Karoutchi, Valérie Pécresse l'affirme : "Je n'en veux à personne. Ce que je souhaite, c'est que toute l'équipe soit rassemblée sans faille." Lors de son entretien à l'Élysée, le président de la République ne lui aurait "pas donné de conseils de campagne" mais "écouté" sa stratégie de campagne et ses projets, notamment sur le Grand Paris qui entend installer "le cinéma à Saint-Denis, la ville durable à Marne-la-Vallée, la mode à Pantin, l'aéronautique à Roissy". Un "projet magnifique" auquel, selon elle, serait opposé le président PS sortant et candidat pour un troisième mandat, Jean-Paul Huchon. "Il sait bien que ce projet est visionnaire mais il est l'otage de la campagne politique et des Verts" qui "ont renoncé à faire une vraie campagne de projets". Valérie Pécresse rend d'ailleurs les Verts responsables d'une partie des problèmes du transport en Ile-de-France, en raison de leur opposition à tout "investissement routier". La ministre de l'Enseignement supérieur a rappelé sa proposition sur les transports : "engagement respecté ou remboursé". Une "décote" serait appliquée sur le pass Navigo "en fonction du taux de retard". Jean-Paul Huchon affirme que "c'est une bonne idée et qu'il va la mettre en oeuvre", a-t-elle indiqué, s'étonnant qu'il ne l'ait pas fait "avant". La candidate UMP pense trouver un point d'accord sur le thème des transports avec la tête de liste du Front de gauche en Ile-de-France, Pierre Laurent, avec qui elle a débattu jeudi soir à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Il m'a mis au défi de ce débat, il n'était pas question de refuser", indique celle qui espère creuser l'écart le plus possible au premier tour avec le candidat PS. Un dernier sondage lui donne 32% des voix au premier tour, soit 7 points d'avance sur son adversaire. Sophie de Ravinel

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