lundi 1er mars 2010
Interview vidéo dePrésident socialiste sortant de la région Ile-de-France
Régionales : Huchon dénonce l'implication de Sarkozy
Le président de la République reçoit mardi matin Valérie Pécresse et son équipe à l'Élysée.
"J'en ai connu des campagnes... Elles sont toutes assez dures, assez violentes. Mais si celle-ci est dure au-delà de l'habituel, c'est le fait de l'UMP". À moins de deux semaines du premier tour des régionales, le jugement du président PS sortant de l'Ile-de-France, candidat à un troisième mandat, est sans appel. Comme est sans appel l'"indignation" de Jean-Paul Huchon en voyant le président Nicolas Sarkozy recevoir ce matin à l'Élysée sa rivale de l'UMP, Valérie Pécresse, en compagnie de toutes les têtes de liste départementales et de quelques responsables UMP pour leur "remonter les bretelles". "Il disait ne pas vouloir s'occuper de la campagne. Et ça ne vous choque pas qu'il fasse une exception aussi bruyante, aussi voyante à la veille du premier tour ?", s'est interrogé le candidat PS, donné largement favori dans les sondages. Il affirme n'avoir "jamais vu un président de la République se préoccuper de cette façon d'une élection locale". Jean-Paul Huchon a encore manifesté son agacement sur le dossier du Grand Paris, remis au centre de la campagne par le chef de l'État, grâce à un entretien à la revue Architecture. Selon lui, ce Grand Paris est "un rêve éveillé qui n'a débouché, sur le plan législatif, que sur un métro souterrain anxiogène, à soixante kilomètres de Paris, et sur des territoires ni habités, ni actifs". Un choix "élitiste, au contraire de l'égalité des territoires". Il y a "un conflit central sur cette affaire", a-t-il conclu, estimant être "d'accord avec l'objectif d'une métropole attractive, moderne et plus écologique", mais pas par le biais d'une politique "autoritaire et jacobine" ou avec des "machins administratifs qui n'auront aucune efficacité et qui n'apporteront pas de réponse aux attentes des Franciliens". Interrogé sur l'ouverture, Jean-Paul Huchon a jugé qu'elle ne produisait "pas de miracle". Selon lui, la politique de Fadela Amara, secrétaire d'État à la Ville, "est un échec à peu près total", Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, ne lui a "pas semblé d'une très grande forme ces dernières semaines". Quant à Éric Besson, ministre de l'Immigration, "il est honni par la plupart des gens. Vous savez, certains même ne lui serrent plus la main". Sophie de Ravinel
réagissez à l'interview