le talk orange - le figaro

L'actualité en interview et vidéo

jeudi 18 février 2010

Interview vidéo de

Jean-François Copé

Président du groupe UMP à l'Assemblée nationale

Jean-François Copé trouve "excessive" la polémique sur les hamburgers halal

Invité du "Talk Orange-Le Figaro", le président du groupe UMP plaide pour la poursuite des réformes.

Jean-François Copé a pris ses distances avec le tollé déclenché, à droite comme à gauche, par la décision du groupe Quick de servir exclusivement des hamburgers halal dans huit de ses fast-food. A Roubaix, l'une des villes où l'enseigne mène cette opération, le maire PS René Vandierendonck a porté plainte contre Quick pour "discrimination", le consommateur n'ayant plus le choix. "Je trouve cette polémique un peu excessive", a estimé Jean-François Copé, en appelant la classe politique à montrer qu'elle pouvait "être modérée sur certains sujets". Pour lui, il n'y a "pas de dérive communautarisme dans cette affaire". Le patron des députés UMP, dont beaucoup condamnent l'initiative de Quick, ne voit pas la différence entre la décision de proposer une offre exclusivement halal dans certains fast-food, et l'existence de "restaurants qui servent des produits exclusivement dédiés à des communautés, qu'ils soient casher ou chinois". "Je préférerais qu'on puisse ne pas avoir de la viande exclusivement halal dans les Quick mais ils ne sont pas tous concernés", a-t-il nuancé, en expliquant qu'à Meaux, la ville dont il est maire, "des boucheries halal côtoient des boucheries non halal". Bref, qu'il "y en a pour tout le monde". Sur la burqa, en revanche, Jean-François Copé continue de prôner la fermeté. Il a rappelé que "220 députés" avaient signé la proposition de loi visant à l'interdire dans l'espace public, en soulignant que ce n'était "pas anecdotique". "C'est un acte politique", a-t-il affirmé, en rappelant que c'était Nicolas Sarkozy, "dans sa sagesse", qui avait décidé de ne pas légiférer avant le scrutin de mars. "Dès le lendemain des régionales, a-t-il assuré, il faudra prendre nos responsabilités". Les régionales, le président du comité de soutien de Valérie Pécresse en Ile-de-France n'en a pas beaucoup parlé. Il a souhaité que la candidate de la majorité "réussisse là où (il) avait échoué en 2004", mais s'est refusé à commenter les sondages qui, tous, prédisent la victoire de la gauche. Sur le plan national, en cas de défaite de la majorité, Jean-François Copé a au moins une certitude : "Il faut continuer les réformes". Judith Waintraub

réagissez à l'interview
 

les dernières réactions à l'article

voir mon journal de réactions aide
Aucune réaction encore postée
Soyez le premier à réagir