mardi 16 février 2010
Interview vidéo deSénateur (UMP) de la Vienne, premier vice-président de l'UMP
Raffarin invite Sarkozy à "reconquérir le centre" et à "relancer l'ouverture"
L'ancien Premier ministre et sénateur UMP de la Vienne était l'invité du "Talk Orange-Le Figaro".
L'"ouverture" a au moins un fan à l'UMP : Jean-Pierre Raffarin. Invité du "Talk Orange-Le Figaro", l'ex-Premier ministre a expliqué que "face au retour du vieux match droite-gauche, qui stérilise la capacité de réformer le pays et de le moderniser", il y avait "nécessité de relancer une politique d'ouverture". La manoeuvre doit, selon lui, s'opérer en deux temps. D'abord, d'ici aux régionales, il faut rééquilibrer la majorité. "Nous avons un mois de campagne pour obtenir un sursaut au centre", a-t-il estimé. Selon lui, aujourd'hui, c'est "au centre, centre droit et centre gauche", que la majorité "n'est pas assez dynamique", qu'elle "a des déficits et doit les combler". Comment ? "Le NC aujourd'hui doit trouver une puissance nouvelle, un élan nouveau pour occuper le terrain", a-t-il énoncé. Le conseil vaut aussi "pour les amis d'Éric Besson et pour ceux de Jean-Marie Bockel". À eux de se montrer "plus créatif, plus audacieux". Sur quels sujets ? Jean-Pierre Raffarin n'en voit qu'un, "l'emploi, l'emploi et rien que l'emploi". Ensuite, c'est-à-dire après les régionales, le sénateur "attend du président de la République qu'il tire les leçons" du "retour du PS" et "qu'il relance une politique d'ouverture" tout en poursuivant "la reconquête du centre, du centre droit et du centre gauche." "La France aujourd'hui a besoin de rassemblement, et c'est au président de porter ce rassemblement", a-t-il assuré. L'"ouverture" doit-elle aller jusqu'à Dominique de Villepin ? Là, Raffarin s'est montré plus circonspect : "Ça dépendra de lui, de sa capacité à se mettre dans une stratégie d'union". Le ton de l'ex-président de la région Poitou-Charentes a été nettement plus enthousiaste s'agissant de son ami Dominique Bussereau, qui tente de reconquérir le fief de Ségolène Royal. "Toute cette élection va se jouer au premier tour", a-t-il estimé, en assurant que "si Dominique Bussereau était en tête au premier tour, Mme Royal serait en grande difficulté, parce qu'elle se prépare une soirée du 14 mars très difficile, avec une liste de second tour impossible à faire". Son pronostic : "Si Dominique Bussereau rattrape les deux ou trois points qui lui manquent, s'il arrive en tête au premier tour, il peut gagner." Judith Waintraub
réagissez à l'interview