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jeudi 11 février 2010

Interview vidéo de

Laurent Fabius

Député PS de Seine-Maritime

"Aubry, Strauss-Kahn et moi-même sommes d'accord pour qu'il n'y ait qu'un candidat" en 2012

Invité du "Talk Orange-Le Figaro", l'ancien Premier ministre estime que "la gauche semble avoir le vent en poupe".

Laurent Fabius l'assure : Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn et lui-même ne s'affronteront pas pour obtenir l'investiture du PS pour 2012. Invité du "Talk Orange-Le Figaro", l'ancien Premier ministre a souligné que la première secrétaire du Parti socialiste et le directeur général du FMI "sont les deux personnalités qui tiennent la corde". Or, selon une enquête d'opinion récente, "pour la première fois depuis longtemps, les Français souhaiteraient très majoritairement qu'il y ait un président de gauche en 2012. C'est un changement considérable", a noté Laurent Fabius, avant d'assurer : "Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn et d'ailleurs moi-même, nous sommes d'accord entre nous pour que, de toutes les manières, il n'y ait qu'un candidat". En 2006, lors des primaires de désignation du candidat socialiste à la présidentielle, Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal s'étaient affrontés pour obtenir l'investiture. La présidente de Poitou-Charentes l'avait alors emporté, avant de perdre en 2007 face à Nicolas Sarkozy. Repliée dans sa région pour sa campagne de réélection, Ségolène Royal compte sur le scrutin de mars pour revenir sur l'avant-scène socialiste et préparer une nouvelle candidature en 2012. Comme à Reims, lorsqu'elle avait tenté de s'emparer du PS, elle retrouvera donc sur sa route le trio qui s'était allié pour lui faire barrage. La détermination des présidentiables du PS est d'autant plus grande que les socialistes assurent observer un basculement de l'électorat à gauche, qu'ils espèrent confirmer avec les résultats des élections régionales. "Si actuellement la gauche semble avoir le vent en poupe, c'est pour une raison simple. D'un côté les présidents de région de gauche ont fait une bonne politique, donc les gens veulent qu'ils continuent. Et, à l'inverse, il y a quand même un sentiment de rejet contre la politique économique et sociale de messieurs Sarkozy et Fillon. Les deux choses rapprochées, l'une régionale et l'autre nationale, expliquent sans doute les résultats prévus" par les sondages, a expliqué Laurent Fabius. Reste le cas du Languedoc-Roussillon où le PS présente une liste concurrente à celle de Georges Frêche pour sanctionner son dernier dérapage sur "la tronche pas très catholique" de Laurent Fabius. Que faire au second tour si le président sortant se retrouve face à l'UMP ? "Je ne voterai certainement pas pour la liste de droite parce qu'elle est conduite par quelqu'un qui a gouverné avec le Front national mais je ne me place pas dans cette hypothèse", a assuré Laurent Fabius, qui veut désormais passer à autre chose. "On ne va quand même pas passer l'ensemble de la campagne là-dessus", a-t-il conclu. François-Xavier Bourmaud

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