mercredi 3 février 2010
Interview vidéo deDéputé PS de Seine-Saint-Denis
Claude Bartolone accuse François Fillon d'avoir "l'indignation sélective"
Invité du "Talk Orange-Le Figaro", le député PS de Seine-Saint-Denis a estimé que Georges Frêche était "un handicap pour la gauche".
Claude Bartolone veut rester optimiste. Le député de Seine-Saint-Denis espère que les partisans de Georges Frêche dans le Languedoc-Roussillon vont accepter de soutenir la liste officiellement investie par le PS, menée par Hélène Mandroux, la maire de Montpellier. "Je dis à mes amis qu'il est temps d'en finir avec des comportements et des propos qui malmènent la gauche", a-t-il déclaré mercredi. "Georges Frêche est devenu un handicap pour que le PS revienne au premier plan. Ils ne peuvent pas penser qu'à eux." Invité du "Talk Orange-Le Figaro", le président du conseil général de Seine-Saint-Denis a reconnu cependant que la situation était "encore compliquée": "Il faut laisser l'intelligence essayer de triompher." Mais il ne reste que quelques jours avant le dépôt officiel des listes pour convaincre les socialistes récalcitrants. Ceux qui se maintiendront sur la liste de Georges Frêche courent le risque d'une exclusion. "Il n'y aura qu'une liste PS", a martelé Bartolone, sans en dire davantage." Un premier ministre en campagne "En revanche, il a vivement répondu au Premier ministre, François Fillon, qui a critiqué les hésitations du PS face à Georges Frêche. "Il a l'indignation sélective", a lancé Claude Bartolone, en rappelant des propos controversés du ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, disant, en désignant un jeune d'origine maghrébine: "Quand il y en a un, ça va?" . "Il a le comportement d'un premier ministre en campagne plutôt que celui d'un républicain outré." Le lieutenant de Martine Aubry a aussi éludé la question du second tour dans le Languedoc, en cas de duel entre l'UMP Raymond Couderc et Georges Frêche. "Je n'oublie pas que la droite s'est compromise dans cette région." En 1998, la droite avait fait alliance avec le Front national pour conserver le conseil régional. Pour éviter ce face-à-face, les socialistes veulent toujours convaincre les Verts de faire alliance avec eux. Une réunion est prévue localement demain. Quant à Martine Aubry, elle use de son téléphone.
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