mercredi 20 janvier 2010
Interview vidéo deLeader du Nouveau parti anticapitaliste (NPA)
"Nous ne sommes pas prêts à participer à un exécutif local avec le PS"
L'ancien candidat à la présidentielle conduira les listes du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) en Ile-de-France.
Après avoir tergiversé de longues semaines, l'ancien candidat aux présidentielles de 2002 et 2007, Olivier Besancenot, a finalement décidé de se lancer dans la bataille des régionales, où il conduira la liste du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) en Ile-de-France. Invité du "Talk Orange-LeFigaro", il s'est défendu de manquer d'enthousiasme. "Je vous rassure, je suis super-enthousiaste, simplement il y avait un débat à trancher, je suis porte-parole national du NPA, il y avait beaucoup de demande en province pour aller soutenir nos candidatures, or je ne pouvais pas en même temps être en Ile-de-France et en régions. Donc on a fait un choix. Celui que je sois tête de liste en Ile-de-France et qu'il y ait un autre porte-parole national", a-t-il expliqué. Ancien de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), Pierre-François Grond le remplacera donc le temps de la campagne comme porte-parole national du NPA. A priori, Olivier Besancenot, qui lancera sa campagne le 7 février à la Bourse de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et la clôturera le 10 mars à la Mutualité de Paris, ne devrait pas se rendre en régions. Il en a conscience, "l'Ile-de-France, l'une des régions les plus riches de France, n'est peut-être pas un terrain propice" pour son parti. A la gauche du PS, la concurrence sera rude. Pour s'imposer, le NPA devra faire la différence avec le Front de gauche, qui regroupe le Parti communiste et le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon. Or, aujourd'hui, selon les sondages, la dynamique ne semble pas du côté des amis de Besancenot. L'un des principaux reproches faits à son parti est son refus, voire son intransigeance, de vouloir participer à des exécutifs. Besancenot fait fi de ces remarques. "Notre objectif en Ile-de-France est d'avoir des élus et occuper un espace démocratique", notamment en direction des "couches populaires qui se sentent exclues du débat sur le Grand Paris". Il prône, par exemple, la gratuité totale des transports en commun. Quant au Front de gauche, il dit ne "pas être en rivalité". "Le FG souhaite cogérer la région avec le PS, qui a un bilan qu'on ne partage pas." Bref, s'il exclut de participer à un exécutif local avec le PS, il se dit prêt à "une fusion démocratique" avec lui pour barrer la route à la droite. Un choix qu'il laisse aux socialistes : "Ou la majorité de gauche sortante préfère garder la majorité avec un contre-pouvoir à sa gauche, ou elle perd la région", prévient-il. Rodolphe Geisler
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