lundi 4 janvier 2010
Interview vidéo dePorte-parole de l'UMP
Annulation de la taxe carbone : Lefebvre dénonce un "conservatisme"
Le porte-parole de l'UMP promet une opération vérité sur le nombre d'adhérents.
Au pied du sapin, l'UMP a trouvé un cadeau dont elle se serait bien passée : la censure par le Conseil constitutionnel de la taxe carbone qui devait être instaurée dès le 1er janvier. Quand le porte-parole du parti présidentiel, Frédéric Lefebvre, invité du "Talk Orange-Le Figaro", est interrogé sur le caractère "politique" de cette décision, il esquisse un sourire avant de mordre. "Cette décision est surtout pas très moderne et empreinte de beaucoup de conservatisme", répète-t-il avant d'ajouter : "Enfin, ce n'est pas très nouveau, notamment sur les problèmes de société." Pas tendre avec les Sages de la rue Montpensier, Frédéric Lefebvre assure qu'il y a eu "un problème de compréhension sur le système de la fiscalité environnementale". Selon lui, le calcul du Conseil constitutionnel, qui estime que "93% des industries les plus polluantes ne payeraient pas", est "faux". "On oublie de rappeler que si le gouvernement a décidé de ne pas appliquer la taxe carbone à tout un pan de l'industrie, c'est qu'ils étaient déjà soumis à des quotas" européens. Il souhaite le maintien des exemptions, en combinant "les deux dispositifs" tout en prenant garde de ne pas mettre en place une "double peine contre l'industrie", prévient-il en réclamant un "grand débat". Oubliant un peu vite que le nouveau dispositif sera présenté dans deux semaines en Conseil des ministres. Après l'"erreur" des Sages, Lefebvre souhaite mettre les points sur les "i" à propos du nombre d'adhérents de l'UMP. Selon nos chiffres, le parti recensait 228.740 militants en novembre. "Jusque-là, ce n'est pas Le Figaro qui annonce les chiffres des adhésions à l'UMP", précise le porte-parole, alors que le parti ne communique plus depuis un an sur ce sujet. "Nos équipes sont en train de comptabiliser la totalité des adhésions qui sont arrivées jusqu'au 31 décembre et nous donnerons le 11 janvier officiellement le nombre d'adhérents", explique-t-il, en précisant qu'il donnera des preuves, à savoir "le nombre de reçus fiscaux". Lefebvre met les autres partis au défi d'en faire de même. Il faudra aussi attendre le conseil national du 30 janvier pour savoir s'il sera présent sur la liste des régionales dans les Hauts-de-Seine. "Je suis conseiller régional et je souhaite évidemment être candidat", précise simplement Lefebvre, qui, en tant que membre de la commission d'investiture, sera parmi les premiers à connaître son sort. Jean-Baptiste Garat
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