vendredi 18 décembre 2009
Interview vidéo deCommissaire à la Diversité et à l'Egalité des chances
Yazid Sabeg se réjouit que le chef de l'État ait "recadré" le débat sur l'identité nationale
Le commissaire à la Diversité et à l'Égalité des chances était vendredi l'invité du "Talk Orange-Le Figaro".
Pour Yazid Sabeg, le débat sur l'identité nationale n'est plus le "déversoir" et le "défouloir" qu'il critiquait il y a encore deux jours. Invité du "Talk Orange-Le Figaro", le commissaire à la Diversité et à l'Égalité des chances a opéré un virage à 180 degrés. Tout en admettant qu'il existe encore des dérapages sur Internet, Sabeg est satisfait par le changement de tonalité de ces derniers jours. "Je trouve qu'il y a une inflexion assez nette qui a été donnée par le président de la République", explique-t-il, ajoutant que "le président a recadré le débat et devrait continuer à le faire".Le commissaire s'en félicite parce que, dit-il, "un débat qui n'est pas encadré n'est pas un débat, cela devient une confrontation et crée de la confusion".Pour Yazid Sabeg, les dérapages qu'a suscités le débat ne s'expliquent pas par la façon dont a été lancé le débat et par celui qui l'a lancé, mais parce qu'il aurait fallu "mettre entre les mains" des participants les documents fondamentaux, permettant à chacun de se positionner sur le sujet.Alors que Nicolas Sarkozy explique qu'il ne doit pas y avoir "de sujet tabou", Yazid Sabeg admet toutefois qu'il a été "terrifié" par la liberté des propos qui ont été tenus sur Internet et dans les débats organisés dans les préfectures ou par les parlementaires. Mais, persuadé que la donne a changé, il ajoute encore: "Le président de la République a une parole forte. » "Un alibi? Certainement pas"Nommé il y a un an, Sabeg est également revenu sur son action, en défendant sa fonction de commissaire. "Suis-je un alibi? Certainement pas" , réplique-t-il. Le président, a-t-il dit, "m'a demandé de venir pour faire des propositions" dans la lutte contre les discriminations. Sabeg admet «? qu'on ne parle pas assez de ce qu' (il) fait? ». Mais le commissaire prend date pour le début de l'année prochaine. En janvier, il rendra public le rapport sur la mesure statistique de la diversité et des discriminations ethniques ainsi que les conclusions juridiques sur le même sujet. "Vous verrez que l'on est allé de l'avant sans blesser personne", promet Yazid Sabeg. AN. R.
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