jeudi 17 décembre 2009
Interview vidéo deAncien Premier ministre socialiste
Michel Rocard conteste la "révision macroéconomique" de Nicolas Sarkozy
L'ancien Premier ministre PS défend le principe du grand emprunt.
Qu'on ne dise pas à Michel Rocard qu'il est instrumentalisé par Nicolas Sarkozy. Si l'ancien Premier ministre socialiste a accepté des "missions de démocratie" sur des sujets spécifiques (taxe carbone, grand emprunt, politique des pôles), il n'est pas pour autant rallié au chef de l'Etat. Même si celui-ci se présente en privé comme le "DRH du PS" ! "Je laisse au président la responsabilité de ses blagues et de son humour", a déclaré Michel Rocard au "Talk Orange-Le Figaro". "Je ne partage pas la même vision macroéconomique", a-t-il précisé. S'il avait une suggestion à lui faire, Michel Rocard lui conseillerait sans doute de puiser davantage dans le corpus intellectuel de la social-démocratie pour répondre à la crise. Coprésident, avec le maire de Bordeaux, Alain Juppé, de la commission sur le grand emprunt, Michel Rocard en a défendu le principe. Notamment en réponse à l'ancien premier secrétaire François Hollande qui le qualifiait de "grand impôt". "Il tire un peu vite et il ne fait pas très attention", a expliqué Michel Rocard en faisant valoir qu'une partie de la somme sera financée par les banques qui remboursent les prêts dont elles ont bénéficié. L'ancien Premier ministre socialiste a aussi rappelé qu'il s'agissait de financer des "investissements utiles". Alors que le sommet de Copenhague semblait hier dans l'impasse, Michel Rocard s'est voulu légèrement optimiste. Les moments de "crispation" dans ce genre de négociations sont "habituels" : "avant les discussions finales", on "durcit les positions". L'ancien Premier ministre a souhaité un accord "vigoureux, contraignant et unanime". Nicolas Barotte
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