mercredi 16 décembre 2009
Interview vidéo deDéputée socialiste de Moselle
Aurélie Filippetti : "Je ne voterais pas pour Georges Frêche si j'habitais le Languedoc"
La députée socialiste de Moselle souhaite que le PS soutienne une liste alternative.
Certains ne supportent pas les compromis avec les principes. Aurélie Filippetti est de ceux-là. "Si j'habitais en Languedoc-Roussillon, je ne voterais pas pour la liste de Georges Frêche", a déclaré la députée de Moselle au "Talk Orange-Le Figaro". Comme Arnaud Montebourg, elle n'accepte pas que le PS ait renoncé à présenter une liste alternative face au président sortant du conseil régional. Il avait été exclu du parti pour des propos jugés racistes. Mais c'est autour de lui que se rassembleront donc les responsables locaux du PS, même si la liste n'a pas officiellement reçu l'investiture du parti. Trop ambigu pour Aurélie Filippetti. "Cela nous fait beaucoup de mal", estime-t-elle en aparté. "Quelle crédibilité avons-nous ensuite face à Eric Besson, Nadine Morano ou Brice Hortefeux ?" La gauche ne se prive pas pour dénoncer les "dérapages" de ces trois ministres. Au "Talk", Aurélie Filippetti a ainsi de nouveau exprimé sa protestation face au renvoi de réfugiés afghans dans leur pays : "C'est une indignité nationale". Pour qui voterait-elle, alors, si elle habitait le Languedoc-Roussillon ? L'ancienne élue Verts répond d'un rire un peu gêné : "Je monterais ma propre liste". Plus sérieusement, il n'est pas trop tard, à ses yeux, pour favoriser la constitution d'une liste socialiste alternative. "S'il y avait une impulsion nationale, ceux qui contestent Georges Frêche au niveau local se sentiraient soutenus", estime-t-elle. Mais au PS on tient aussi à conserver la région à gauche et on ne veut pas organiser soi-même la dispersion. Toujours aussi ferme sur ses principes, Aurélie Filippetti a rejeté l'idée de devenir eurodéputée dans le cadre du traité de Lisbonne qui attribue des sièges supplémentaires à la France. "Cette procédure est absolument farfelue", s'est-elle exclamée. "Je ne suis pas candidate". Sa circonscription a beau disparaître en raison du redécoupage électoral, elle ne veut pas être "désignée". Nicolas Barotte
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