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lundi 14 décembre 2009

Interview vidéo de

Valérie Pécresse

Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, tête de liste UMP pour les régionales en Ile-de-France

Pécresse : "être ministre, c'est la clef de ma légitimité"

Malgré des sondages peu encourageants, la tête de liste de la majorité en Ile-de-France est déterminée à «se battre».

Comment sauver le soldat Pécresse ? La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, 42 ans, figure encore nouvelle de la politique, avait été choisie par l'UMP pour ringardiser la gauche et le président PS de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon. La lecture de deux sondages parus la semaine dernière a donné des sueurs froides à l'état-major de la rue La Boétie. Dans les deux études, Valérie Pécresse est donnée battue au second tour par une alliance PS-écologistes. Dans notre sondage OpinionWay-Fiducial, elle est très sévèrement dominée par ses concurrents de gauche en ne réunissant que 43% des suffrages. "Indépendamment du contexte national, Valérie aura du mal, déplore-t-on à l'UMP. Face à Huchon, qui ne manque ni d'assurance ni d'expérience, être belle et intelligente ne suffit pas." D'autres critiquent le choix présidentiel de pousser les ministres (elles sont quatre en Ile-de-France) à se présenter : "Les Français attendent des candidats qu'ils se consacrent à 100% à leur région. En présentant autant de ministres, la suspicion qu'ils viennent là pour d'autres raisons est très forte." "Être ministre du gouvernement, c'est la clef de ma légitimité pour les régionales", s'est défendue Valérie Pécresse au "Talk Orange-Le Figaro". "J'ai fait une réforme très difficile, qu'aucun ministre n'avait faite depuis 40 ans", ajoute-t-elle. Elle reconnaît cependant que le combat des régionales sera "très difficile", à telle enseigne que, par le passé, de "grands hommes politiques ont essayé de la conquérir et n'y sont pas parvenus". Difficile mais pas désespéré. "Notre campagne a beaucoup de personnalités", vante Valérie Pécresse qui énumère : "Rama Yade, David Douillet, Chantal Jouanno ou Nathalie Kosciusko-Morizet. Ce sont des gens qui ont envie de transformer le quotidien." Les mauvais sondages ne l'inquiètent d'ailleurs pas. "La région est à gauche dans un rapport de 55-45", soutient-elle, oubliant que les Franciliens avaient voté à 52,5% pour Nicolas Sarkozy en 2007. "La campagne n'a pas commencé et ces sondages ne doivent pas être pris pour argent comptant", assure Pécresse qui rappelle : "Je suis une chiraquienne et il faut se souvenir qu'en décembre 1994 ou en février 2002 les sondages ne donnaient pas le bon nom du vainqueur des élections." Chiraquienne ? "Je suis sarkozyste aussi et donc je me bats", ajoute-t-elle en riant. Mais elle songe également aux lendemains. En cas de défaite, démissionnera-t-elle du gouvernement ? "Je ne démissionnerai pas de moi même. Je ne crois pas que la sanction des urnes soit une sanction de mon action ministérielle", assure-t-elle. "Ma responsabilité ministérielle me passionne et m'enthousiasme". Jean-Baptiste Garât

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