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mercredi 9 décembre 2009

Interview vidéo de

Patrick Devedjian

Ministre chargé de la mise en oeuvre du plan de relance

Devedjian: "Reconstituer l'UDF serait réactionnaire"

Le ministre de la Relance estime que l'UMP a "besoin de tout le monde".

"Une attitude, au sens propre du mot, réactionnaire." Invité du "Talk Orange-Le Figaro", Patrick Devedjian, ministre de la Relance, n'a pas été tendre pour Hervé de Charette, qui vient de claquer la porte de l'UMP et ambitionne de reconstituer l'UDF. "Nous avons besoin de tout le monde", a argumenté l'ancien secrétaire général de l'UMP. "Hervé de Charette a du talent, mais il voulait toujours conserver son petit club" au sein de l'UMP, a regretté le président du conseil général des Hauts-de-Seine. Voilà un an, Patrick Devedjian avait même déclaré: "Je connais le prix des états d'âme de M. Hervé de Charette, il est de l'ordre de 600.000 euros", montant de la subvention que l'ancien giscardien aurait demandée pour son club. Patrick Devedjian a d'autre part jugé souhaitable de rendre facultatif l'enseignement de l'histoire-géographie en terminale scientifique. "Je constate que l'histoire est de plus en plus ignorée. Elle n'est pas si bien enseignée que ça", a souligné le ministre de la Relance. Patrick Devedjian a donc estimé qu'il était raisonnable d'opérer une "spécialisation" des élèves en terminale. Il s'est dit opposé "au fait d'obliger les gens à apprendre des choses qui ne leur plaisent pas" lorsqu'ils ont atteint l'âge de 17 ans. Ancien président de l'Epad, Patrick Devedjian a jugé que l'élection de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, députée maire UMP de Puteaux - portée à la tête de l'établissement public de la Défense le 4 décembre - était "inéluctable". Le président du conseil général des Hauts-de-Seine a affirmé que les autres candidats possibles étaient "frappés par la limite d'âge" - ce fut son cas - ou avaient renoncé, comme Jean Sarkozy. Le gouvernement s'apprête à relever la limite d'âge prévue pour la présidence d'un établissement public. Et Patrick Devedjian s'est dit "heureux que sa situation ait permis une évolution de la loi". Guillaume Perrault

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