mardi 8 décembre 2009
Interview vidéo dePremière vice-présidente du MoDem et eurodéputée
Marielle de Sarnez: "L'UDF continue d'exister, elle est toujours présidée par Bayrou"
La vice-présidente du MoDem menace le Nouveau Centre de saisir les tribunaux.
"Nous ne nous laisserons pas faire!" Invitée du "Talk Orange-LeFigaro", Marielle de Sarnez a dénoncé avec fermeté la "tentative de récupération" de la marque UDF par le Nouveau Centre. Pour la première vice-présidente du MoDem, "il n'y a qu'une UDF et cette UDF est membre fondateur du Mouvement démocrate créé à l'unanimité il y a deux ans à Villepinte". Membre historique de l'UDF, créée en 1978, cette ancienne militante giscardienne a rappelé que "l'UDF continue d'exister, elle est d'ailleurs toujours présidée par François Bayrou". Marielle de Sarnez a expliqué voir dans la démarche du Nouveau Centre "une manoeuvre": "C'est un acte délictueux, c'est de la contrefaçon visant à créer la confusion chez les électeurs !" Et de menacer: "Je fais confiance aux tribunaux, ils sont là pour faire respecter la loi." Bref, pour elle, l'UDF aujourd'hui c'est le MoDem, qui a tenu ce week-end un congrès programmatique à Arras. Présentant à l'antenne le "petit livre orange", qui regroupe les 216 propositions du "projet humaniste" du MoDem, Marielle de Sarnez a rappelé son engagement pour "un arc central" autour de son parti allant de la gauche républicaine à la droite sociale. "Au début de l'UDF, deux Français sur trois était mon engagement. Il n'a pas changé", dit-elle, en référence à l'ouvrage écrit alors par Valéry Giscard d'Estaing. Mais si elle rêve de voir émerger de nouveaux rassemblements, le bras droit de François Bayrou a assuré que le MoDem ira aux régionales "sous ses propres couleurs". "Le pluralisme est nécessaire, nous pensons qu'il est important que les électeurs choisissent au premier tour", a-t-elle insisté. Ce week-end, le président du MoDem avait refusé la proposition d'alliance de Ségolène Royal en Poitou-Charentes. Pour la députée européenne, "le petit livre orange a été fait pour montrer aux Français qu'un autre projet est possible". Marielle de Sarnez juge, par exemple, "dérangeant" le débat sur l'identité nationale. Pour elle, "nous avons tous en nous plusieurs identités". L'ancienne directrice de cabinet de Bayrou au ministère de l'Éducation nationale a encore fait part de son étonnement "de vouloir supprimer l'histoire en terminale S au moment où on lance ce débat". "Je demande au gouvernement de revenir là-dessus", a-t-elle ajouté. Rodolphe Geisler
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