vendredi 4 décembre 2009
Interview vidéo deVice-président du MoDem, député Vert européen
Après le sommet de Copenhague, Bennahmias (MoDem) attend un plan de relance européen pour les transports
Invité du "Talk Orange-Le Figaro", le député européen jugerait par ailleurs "dangereux" un vote en France sur les minarets.
Jean-Luc Bennahmias attend, sans trop d'illusions, les résultats du sommet de Copenhague. "C'est à l'Union européenne, dont la France, de faire notamment des propositions pour que les pays en voie de développement puissent s'en sortir à leur façon." Le vice-président du MoDem, qui était l'invité du "Talk Orange-Le Figaro", a jugé "absolument nécessaire un plan de relance européen pour les transports collectifs et la politique énergétique". Interrogé sur le non des Suisses lors de la votation sur les minarets, le député européen du MoDem a estimé que le résultat avait été "une surprise générale". Il n'est pas d'accord avec Daniel Cohn-Bendit, qui propose que les Suisses revotent sur la question. "Revoter, non". Mais il estime que ce vote "a un relent d'intolérance et de racisme. Or la Suisse n'est pas un pays raciste". Précisant qu'il "n'est pas un homme d'église", il a déclaré : "Ce qui me fait peur, ce sont toutes les religions intégristes. La question des minarets est une question annexe. Mais s'il y a appel à la prière, c'est autre chose. Pour certains laïcs, voire athées, cela pose problème." Bennahmias est opposé à ce qu'un tel vote soit organisé en France. "Le référendum, c'est une bonne idée, mais parfois cela dépend des questions. Je pense que ce serait un vote dangereux", juge-t-il, ajoutant que "l'islam est multifacettes". Bennahmias est sévère à l'égard du débat sur l'identité nationale, lancé par Nicolas Sarkozy. "Mélanger ce débat avec les problèmes d'immigration et de flux migratoires me paraît extrêmement dangereux." L'ancien élu Vert juge qu'il "vaudrait mieux un débat sur l'identité européenne". "Redébattre des valeurs de la République, liberté, égalité, fraternité, laïcité, est extrêmement important, y compris pour le président de la République", ajoute-t-il. Il attend du congrès du MoDem à Arras qu'il prépare "une alternative politique crédible" avec un nouveau modèle de société. Sophie Huet
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