mercredi 25 novembre 2009
Interview vidéo deSecrétaire national adjoint des Verts
Placé: "Duflot peut être élue en Ile-de-France"
Le numéro deux des Verts pense que son parti pourrait gagner "au moins" trois régions.
C'est le numéro deux du parti écologiste qui le dit : "Les Verts ont changé en France !" Invité du "Talk Orange-LeFigaro", Jean-Vincent Placé pense même que les Verts sont sortis du trou noir dans lequel ils avaient plongé après la présidentielle de 2007. "Beaucoup ont voulu croire à un simple effet Cohn-Bendit au moment des européennes. Mais, on le voit très bien, les sondages nous maintiennent à hauteur de 15%" d'intentions de vote, note-t-il. Une dynamique qu'il explique notamment par le fait que "les divisions entre nous" seraient du passé. Directeur de campagne de la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, qui est tête de liste en Ile-de-France, Jean-Vincent Placé pense encore que son parti pourrait remporter au moins trois régions, en y devançant les listes du PS au premier tour : l'Alsace, Rhône-Alpes et l'Ile-de-France. Cette semaine, le leader du Mouvement écologiste indépendant (MEI), Antoine Waechter, a rejoint la liste d'Europe Écologie en Alsace. Tandis qu'un sondage en Rhône-Alpes donne les écolos devant le PS. Quant à la région capitale, "nous n'aurons pas à nous rallier derrière le PS parce que j'ai bon espoir que Cécile Duflot soit élue". Président sortant du groupe Verts au conseil régional d'Ile-de-France, il se désolidarise même du socialiste Jean-Paul Huchon. "Ce n'est pas moi qui présidais. Sur la dizaine de propositions que je lui avais faites, il en a retenu trois. C'est lui qui décidait." Il l'assure, voter directement pour Cécile Duflot permettrait "de faire de l'écologie mieux et plus vite". Jean-Vincent Placé a encore confirmé qu'il n'y aura pas d'alliance de premier tour, notamment avec le MoDem. Alors que le sommet de Copenhague débute le 7 décembre, Placé a "salué ce qui a été fait au Grenelle" de l'environnement par le gouvernement. "Nous sommes en faveur de tous ceux qui ont des initiatives" pour l'écologie. Mais il y met un bémol : "Après les discours, ce qui compte ce sont les actes. Or, les faits contredisent le discours du président de la République." Et de dénoncer les projets d'autoroutes, tandis que pas assez serait fait en faveur des énergies renouvelables ou des incinérateurs. Rodolphe Geisler
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