mardi 24 novembre 2009
Interview vidéo deMinistre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire
Besson demande au PS de "sortir de l'ambiguïté"
Le ministre de l'Immigration estime que Martine Aubry "joue sur les mots"
Éric Besson ne veut pas se réjouir de la position de Martine Aubry sur les régularisations des immigrés clandestins. Du moins pas officiellement. Invité du Talk Orange-Le Figaro, il a contesté que la première secrétaire du PS soit tombée dans un quelconque piège, en affirmant : "Il ne tient qu'à l'opposition de ne pas se caricaturer elle-même". Mais le secrétaire général adjoint de l'UMP n'a pas vraiment l'air navré quand il souligne "qu'on retrouve les clivages entre les républicains et ceux que Jean-Pierre Chevènement appelait les "sans-papiéristes"". Ces dissensions lui permettent d'admonester ses anciens camarades : "Il faut que le PS sorte de l'ambiguïté et dise en quoi il se distinguerait de notre politique sur l'immigration si d'aventure il revenait au pouvoir d'ici quelques années". Mais on voit mal ce que pourraient proposer les socialistes, sauf à sortir du Pacte européen sur l'immigration où, comme l'a rappelé Éric Besson, il est dit de façon "explicite" qu'il "ne peut pas y avoir de régularisation massive". "Cet accord lie tous les pays de l'Union, gouvernements de droite et gouvernements de gauche confondus", a-t-il souligné. Selon lui, "comme Martine Aubry le sait, elle joue sur les mots et parle de régularisation "large", elle est volontairement dans l'outrance". Au passage, Éric Besson a expliqué que c'était aussi au niveau de l'Union Européenne qu'a été prise la décision de sanctionner les employeurs d'étrangers en situation irrégulière. L'initiative qu'il va prendre avec le ministre du Travail Xavier Darcos pour que ces sanctions soient effectivement appliquées n'est donc qu'une "transposition d'une directive" et pas une mesure "électoraliste" pour flatter l'électorat de droite à la veille des régionales, comme l'affirme l'opposition. Interrogé sur l'éventualité que les équipes de France et d'Algérie jouent l'une contre l'autre lors de la Coupe du monde de football, le ministre de l'Immigration a assuré "ne pas redouter" cette perspective. Mais il a tout de même jugé "qu'au-delà de la liesse, qu'on peut comprendre", le fait de voir des supporters de nationalité française agiter des drapeaux algériens lors de certains matchs appelait "une forme de reconnaissance d'une difficulté de l'intégration". Éric Besson est aussi revenu sur l'accueil réservé à François Fillon au congrès des maires, la semaine dernière. Il l'a trouvé "choquant". "Est-ce le rôle de Martine Aubry d'organiser la claque et les sifflets ?", s'est-il interrogé, en estimant que la première secrétaire et le PS, "qui est théoriquement un parti de gouvernement", ont "tort sur la forme et sur le fond". Judith Waintraub
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