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vendredi 20 novembre 2009

Interview vidéo de

Gérard Collomb

Sénateur-maire PS de Lyon

Gérard Collomb: "Le PS a l'art de cultiver les difficultés"

Invité du "Talk Orange-Le Figaro", le maire de Lyon demande à Christine Lagarde de "rejouer le match" de la taxe professionnelle.

C'est la théorie de la déconnexion. Le PS va mal au sommet mais se porte bien au plus proche de la réalité. Comme si les déchirements entre dirigeants ne portaient pas à conséquence. "Les gens considèrent qu'il y a des gens sérieux sur le terrain et qu'au niveau national il y a des gens dans un bocal", confie le maire de Lyon, Gérard Collomb. À quelques mois des régionales, c'est une chance pour l'opposition. La preuve de l'analyse? Les résultats du sondage OpinionWay pour Le Figaro qui donne le PS victorieux en Rhône-Alpes. "C'est un peu ce que l'on voit sur le terrain", a assuré, hier, le sénateur maire de Lyon, sur le plateau du "Talk Orange-Le Figaro".Ce que l'on entend à gauche, pourtant, c'est surtout l'affrontement verbal entre Ségolène Royal et Vincent Peillon cette semaine. Allié avec eux lors du congrès de Reims il y a un an, Gérard Collomb veille à ne pas prendre parti. Depuis plusieurs mois, il a pris du champ. "Notre motion a éclaté, comme toutes les motions", a-t-il observé. Alors la bataille pour le leadership du courant L'Espoir à gauche le laisse de marbre.L'état du PS lui inspire de l'ironie. "Le PS a l'art de cultiver les difficultés", a-t-il commenté avant de nuancer: "Quand je regarde les difficultés du chef de l'État, les difficultés dans la majorité, par exemple sur la réforme de la suppression de la taxe professionnelle - trois anciens premiers ministres, MM. Balladur, Raffarin et Juppé qui disent: 'On se fout du monde' -, je me dis que les difficultés ne sont pas qu'au Parti socialiste."Une cible pour l'ouverturePour Gérard Collomb, la suppression de la taxe professionnelle est le principal sujet de préoccupation du moment: les élus "sont inquiets pour leurs finances". Il ose le parallèle footballistique pour interpeller la ministre de l'Économie, Christine Lagarde. "Elle a dit qu'il fallait rejouer le match France-Irlande. Sur la TP, si on pouvait rejouer le match, cela nous arrangerait!"Ancré à la droite du PS, Gérard Collomb pourrait-il être une future cible de l'ouverture de Nicolas Sarkozy Il y a deux semaines, le chef de l'État lui a fait la proposition. "Ce qui m'intéresse, c'est l'avenir de Lyon", a répondu Gérard Collomb, avant de faire lui-même une proposition au président: "Si Nicolas Sarkozy veut m'aider à faire rayonner ces grandes métropoles, je suis prêt à travailler avec lui." Nicolas Barotte

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