mardi 17 novembre 2009
Interview vidéo deDéputé PS du Pas-de-Calais et ancien ministre
Jack Lang appelle les socialistes à l'unité pour 2012
L'ancien ministre de la Culture, qui soutient Martine Aubry, estime que Ségolène Royal ne s'est pas disqualifiée pour l'élection présidentielle.
Jack Lang est revenu de Corée du Nord, mais toujours pas des querelles de Dijon. En mission pour Nicolas Sarkozy dans la dernière dictature communiste du monde, l'ancien ministre de la Culture a pris connaissance du clash entre Ségolène Royal et Vincent Peillon en descendant de l'avion qui le ramenait de Pyongyang. Il en désespérerait presque. « C'est très difficile de trouver une issue pour l'instant. Le temps fera son oeuvre et la nécessité aussi. Le jour viendra où la question sera de savoir si les socialistes souhaitent véritablement reconquérir le pouvoir d'État, qu'ils ont perdu depuis longtemps, ou s'ils perpétuent leurs guerres intestines », a-t-il soupiré lors du «Talk Orange-Le Figaro». S'il ne se fait pas de soucis pour les élections régionales de mars prochain, «je crois que les choses se passeront assez bien et que les électeurs retrouveront le bercail », mais pour la présidentielle, c'est une autre affaire. «Pour l'élection suprême, il sera indispensable qu'ils prennent le chemin de l'unité. Ce n'est pas le cas aujourd'hui », a-t-il constaté. Soutien de Martine Aubry il y a un an lors du congrès de Reims, Jack Lang ne tarit pas d'éloges sur la première secrétaire du Parti socialiste. «Elle exerce son mandat avec solidité, autorité, efficacité. Elle est respectée à l'intérieur du PS et à l'extérieur. C'est une femme d'expérience, elle a du courage », a-t-il dit en appelant à ne pas confondre ce qui se passe dans les courants, entre Royal et Peillon donc, et à la direction du parti. «On a tendance à la lumière des événements médiatiques à grossir les difficultés et à oublier le travail concret qui est accompli par l'équipe responsable », a-t-il noté sans pour autant prendre parti dans la querelle de Dijon. Contrairement à Vincent Peillon qui assure que Ségolène Royal ne pourra pas représenter la gauche en 2012, Jack Lang l'assure : «Personne n'est disqualifié. Sera candidat à la candidature qui le souhaitera. » Mais l'ancien ministre a tout de même adressé une mise en garde à l'ex-candidate. «Je crois que par son attitude elle se fait du mal à elle-même. Elle contribue à atténuer le crédit du PS tel que Martine Aubry avait réussi à le reconstituer au cours de ces derniers mois », a-t-il estimé. Jack Lang espère que la querelle ne restera qu'«un épisode et que l'on va entrer dans une phase plus positive et plus sérieuse ». F.-X. B.
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