le talk orange - le figaro

L'actualité en interview et vidéo

vendredi 6 novembre 2009

Interview vidéo de

Benoît Hamon

Porte-parole du PS

Hamon : "Sarkozy n'est pas inarrêtable"

Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste, était l'invité du "Talk Orange-Le Figaro".

Idéologiquement, ce n'est pas sa tasse de thé. Mais Benoît Hamon se réjouit quand même du sondage qui donnerait Dominique Strauss-Kahn gagnant en 2012. "Cela faisait très longtemps qu'on n'avait pas vu un socialiste devant Nicolas Sarkozy dans le cadre d'intentions de vote. C'est positif", se félicite le porte-parole du PS. "Cela montre une chose et je m'arrêterai là : l'hypothèse selon laquelle Nicolas Sarkozy est inarrêtable en 2012 est fausse. Cette élection est parfaitement ouverte dès lors que deux projets s'opposent et que nos électeurs savent nous reconnaître pas seulement à travers nos personnalités mais à travers nos idées." Invité du "Talk Orange-Le Figaro", le leader de l'aile gauche du PS veut bien "être heureux de voir que Dominique Strauss-Kahn est un de ceux qui peuvent battre Nicolas Sarkozy", mais pas au point de s'en remettre immédiatement à sa candidature. À deux ans et demi de l'élection, cela n'aurait pas de sens. "On verra s'il est le meilleur. Cela peut bouger très vite, assure Benoît Hamon. Il y a un mois, Nicolas Sarkozy aurait battu tout le monde." Pour lui, l'ancien ministre profite surtout de son statut de directeur du Fonds monétaire international qui l'a tenu éloigné des affres du congrès de Reims, en novembre 2008. "Après l'année horrible qu'a vécue le PS" et dont "la droite a profité, le seul qui s'en sort bien, c'est celui qui a été le plus éloigné de ces querelles", observe Benoît Hamon. Puisque la roue semble tourner, le PS espère profiter des difficultés qui s'accumulent au sein de la majorité. "Le gouvernement improvise sur beaucoup de sujets", a-t-il estimé. "Le foutoir est à droite, le problème c'est qu'ils gouvernent." Le porte-parole du PS a aussi jugé que le débat sur l'identité nationale lancé par le ministre de l'Immigration Éric Besson était une opération de "diversion" même si "le sujet est sérieux" : "Je regrette qu'il soit utilisé comme cela." Avant de penser à la présidentielle, le PS doit franchir l'étape des régionales. Benoît Hamon, qui n'avait pas été élu député européen en juin, se présentera dans les Yvelines, en troisième position. Interpellé par Julien Dray, qui souhaite être candidat dans l'Essonne, il a évité de poursuivre la polémique. Le député de l'Essonne est mis en cause dans une affaire de mouvement de fonds suspect. Dray "ne va pas être choisi mais élu ou désigné (candidat) démocratiquement par les militants", a commenté Hamon. Il n'en pense pas moins. N. B.

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