jeudi 5 novembre 2009
Interview vidéo deSecrétaire d'Etat au Logement et à l'Urbanisme
Benoist Apparu : "Quand une décision collective a été prise, on s'y tient"
Invité du "Talk Orange-Le Figaro", le secrétaire d'État au Logement se veut totalement transparent avec son ministre de tutelle.
"J'ai un ministre de tutelle. Je dois être transparent dans mes déclarations et mes décisions. C'est pour cela que ça se passe bien." Benoist Apparu affirme avoir une "autonomie totale" vis-à-vis du numéro deux du gouvernement, Jean-Louis Borloo, ministre d'État, ministre de l'Écologie, "car je lui soumets mes décisions". Le jeune secrétaire d'État au Logement et à l'Urbanisme, qui était l'invité du "Talk Orange-Le Figaro", reconnaît que son entrée au gouvernement a suscité en lui "un mélange de fierté et d'appréhension, car on n'est pas forcément très expérimenté". La prudence de l'ancien député de la Marne tranche avec le franc-parler de la secrétaire d'État chargée des Sports, Rama Yade, qui n'a pas hésité à exprimer son désaccord avec la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, au sujet de la prochaine suppression du droit à l'image collectif (DIC) des sportifs. Selon Apparu, "à partir du moment où une décision collective a été prise sous l'autorité du président et du premier ministre, on s'y tient". Une façon de désavouer la méthode de sa collègue du gouvernement, mais sans plus. Le secrétaire d'État juge "normal" et "logique" qu'il y ait des débats sur la suppression de la taxe professionnelle, "un sujet lourd, qui concerne tous les élus locaux". Au sujet du moratoire sur les expulsions de locataires n'ayant pas acquitté leur loyer, Apparu juge l'idée "inapplicable". "C'est toujours un drame humain, une vraie violence. Il faut donc tout faire pour éviter les expulsions. Mais il faut aussi protéger les propriétaires, qui ne sont pas tous des gens fortunés." Apparu n'a pas de solution entre ces enjeux contradictoires, si ce n'est la politique de prévention. Benoist Apparu, qui avait défendu la candidature de Jean Sarkozy à la présidence de l'Epad, le 13 octobre, à l'Assemblée, dénonce le "procès d'intention" fait au fils du chef de l'État "sur l'âge et sur les diplômes". "Onze mille cinq cents jeunes de moins de 25 ans sont élus en France. Doit-on considérer qu'ils sont tous incompétents et ne peuvent pas postuler à un poste'' Ce n'est pas parce qu'on a bac 2 qu'on est incompétent", lance-t-il. Apparu considère "toujours" que la candidature de Jean Sarkozy était "très légitime" mais il "respecte sa décision personnelle" d'avoir renoncé, pour l'heure, à la présidence de l'établissement public d'aménagement de la Défense. Sophie Huet
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