le talk orange - le figaro

L'actualité en interview et vidéo

mercredi 4 novembre 2009

Interview vidéo de

Bernard Accoyer

Président de l'Assemblée nationale

Accoyer relativise l'agitation à l'UMP

Invité du Talk Orange-Le Figaro, le président de l'Assemblée souligne que "jamais les voix n'ont fait défaut pour voter les lois"

Bernard Accoyer "relativise" les états d'âme de la majorité, sous forme de tribunes publiées dans la presse, sur le grand emprunt comme sur la réforme de la fiscalité locale. "Il y a toujours des périodes où les initiatives fleurissent, où règne une certaine agitation. Mais jamais les voix de la majorité n'ont fait défaut pour voter les lois". "Et le premier ministre a sifflé la fin de la récréation" a souligné hier le président de l'Assemblée nationale, qui était l'invité du "Talk Orange-Le Figaro". Sur la forme, Accoyer a donné raison à François Fillon, qui a fait mardi cette mise en garde en réunion du groupe UMP : "Les conseillers du président ne font pas partie du pouvoir exécutif". Interrogé sur la tribune publiée par 63 députés de la majorité favorables à un très grand emprunt, inspirée par Henri Guaino, conseiller spécial du président, Accoyer a reconnu, prudent : "On ne peut pas se satisfaire (d'une initiative prise par) quelqu'un qui n'appartient ni à l'exécutif ni au législatif dans la vie parlementaire si c'était vérifié". En cette période anniversaire du mi-mandat de Nicolas Sarkozy, et de la parution des mémoires de Jacques Chirac, le député de Haute-Savoie a souligné : "Nous n'avons pas changé de République. La Ve permet différents styles. C'est une question d'homme et de tempérament. Jacques Chirac exerçait un pouvoir davantage partagé avec les membres du gouvernement. Nicolas Sarkozy a une conception plus proche de celle de François Mitterrand au début de son premier septennat : il prend beaucoup de décisions, fait beaucoup d'arbitrages. C'est un président très réactif, c'est une bonne chose pour les Français". Interrogé sur la constitutionnalité de la demande de commission d'enquête parlementaire des députés PS sur les sondages de l'Élysée, Bernard Accoyer a indiqué qu'il avait "saisi le garde des Sceaux pour savoir s'il y avait une action judiciaire en cours". Sans rejeter cette requête sur le fond, le président de l'Assemblée a expliqué que "l'Élysée a ouvert ses comptes à la Cour des comptes" et que "le directeur de cabinet de l'Élysée (Christian Frémont) a été entendu par la commission des finances de l'Assemblée, ce qui révèle une volonté de transparence tout à fait inédite". Sophie Huet

réagissez à l'interview
 

les dernières réactions à l'article

voir mon journal de réactions aide
Aucune réaction encore postée
Soyez le premier à réagir