lundi 2 novembre 2009
Interview vidéo deDéputé PS de l'Essonne, vice-président du conseil régional d'Ile-de-France
Régionales : Julien Dray tient à son investiture
Le député de l'Essonne estime que le PS peut faire "le grand chelem" en mars 2010.
Déterminé, Julien Dray. Alors que le PS s'interroge sur sa candidature dans l'Essonne aux élections régionales, le député socialiste, conseiller régional sortant, assure qu'il sera candidat en mars 2010. "Je me présente aux suffrages des militants. J'ai fait mon travail de vice-président de la région Ile-de-France au côté de Jean-Paul Huchon qui a été un bon président (?) Je souhaite continuer mon travail avec cette équipe", a-t-il assuré lors du "Talk Orange-Le Figaro". La semaine dernière, le porte-parole du PS, Benoît Hamon, avait indiqué que le parti n'avait pas encore pris sa décision. Le PS redoute que la présence de Julien Dray sur les listes socialistes perturbe leur campagne. Le député de l'Essonne est actuellement mis en cause dans une affaire de détournement de fonds mais il n'est pas mis en examen. "Ça me blesse mais ça ne me surprend pas, notamment de la part de Benoît Hamon qui m'a accablé de gentillesses tout au long des mois qui viennent de s'écouler", a ironisé Julien Dray. Benoît Hamon, "je le connais comme militant de l'Essonne (?) il n'a pas laissé une trace formidable", a-t-il dit. Julien Dray attend désormais que le PS le laisse se présenter. "Si je ne suis pas utile à mon parti, il faut qu'on me le dise. Mais il faut qu'on me le dise en face parce que maintenant ça suffit, cette rumeur permanente qui court sur moi", a-t-il ajouté en précisant que, s'il n'était pas investi, il "le prendrait très mal". Depuis le début de son affaire, Julien Dray est isolé au sein du parti. Il a quasiment reçu plus de marques de soutiens de la part d'élus de la majorité que de son propre camp. Pour le scrutin de mars, il se montre optimiste. "Je pense que l'on peut faire un très bon score et je pense même que le grand chelem est possible au niveau national", a-t-il indiqué. Mais pour atteindre cet objectif, les socialistes doivent selon lui réunir trois conditions. "La question de l'unité du parti d'abord. Il faut faire des listes qui préservent toutes les sensibilités du parti et qui s'ouvrent à la société." Ces listes doivent être bouclées début décembre. Deuxième condition : développer un projet notamment en matière d'emploi, de transport et d'urbanisme. Dernière condition enfin : "Être capable de rassembler toute la gauche et être capable de tendre la main à ceux qui se retrouveront dans nos projets." François-Xavier Bourmaud
réagissez à l'interview