le talk orange - le figaro

L'actualité en interview et vidéo

jeudi 29 octobre 2009

Interview vidéo de

Jean-François Copé

Président du groupe UMP à l'Assemblée nationale

Copé se veut plus que jamais "un défricheur d'idées"

Le président du groupe majoritaire à l'Assemblée nationale veut réfléchir à ce que signifie "être Français".

"Le modèle d'assimilation du début du XXe siècle a réussi, le modèle d'intégration en vigueur depuis les années 1970 a globalement échoué." Invité du "Talk Orange-Le Figaro", Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée, s'est réjoui du débat sur l'identité nationale annoncé dimanche par le ministre de l'Immigration, Éric Besson. Le député maire de Meaux veut réfléchir à la question de "la nationalité", à ce que signifie "être Français" et à la politique suivie en matière d'immigration. Évoquant l'intérêt suscité par ce sujet lors de réunions publiques, l'ancien ministre a jugé qu'il "touche au plus profond de nous-mêmes". Alors que beaucoup prêtent à Nicolas Sarkozy des arrière-pensées électorales à six mois des régionales, le patron des députés UMP a jugé que "la mousse va retomber" et le travail sérieux commencer. L'identité nationale sera "le débat structurant des années qui viennent", a insisté Jean-François Copé, qui assure y réfléchir depuis plusieurs années. L'initiative du gouvernement peut donc permettre "un rendez-vous de rassemblement", d'autant mieux venu que "notre nation est profondément divisée". Le député-maire de Meaux a assuré que les députés UMP prendront une part active à ce débat. Interrogé sur les propos aimables de Dominique de Villepin à son égard - l'ancien premier ministre l'a récemment présenté comme son "ami" -, Jean-François Copé a pris quelques distances. "Nous n'avons pas pris le même positionnement politique", a déclaré le député maire de Meaux qui se présente comme "un défricheur d'idées pour Nicolas Sarkozy" en vue de la présidentielle de 2012. Il a ensuite pris acte des ambitions affichées par Dominique de Villepin pour cette même élection et a estimé que l'ancien premier ministre "n'a pas l'intention de s'arrêter". Jean-François Copé a toutefois précisé qu'il avait été "très heureux" d'être membre du gouvernement de Dominique de Villepin et qu'il lui savait gré de lui "avoir fait confiance". Évoquant l'examen du budget 2010 en cours à l'Assemblée, le président du groupe UMP s'est fermement opposé au report de la suppression de la taxe professionnelle réclamé par certains élus de la majorité. "On a annoncé au monde économique français" la fin de la TP, "on ne peut pas revenir en arrière", a-t-il argumenté . Jean-François Copé s'est dit en revanche favorable à des ajustements sur les modalités techniques de cette réforme. Interrogé sur l'initiative de Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, qui a signé à Pékin un "protocole d'accord" avec le Parti communiste chinois pour "une meilleure compréhension" et des "échanges" entre les deux partis, l'ancien ministre a éludé la question en indiquant qu'il n'avait pas la responsabilité d'un mouvement politique. De nouveau interrogé sur Xavier Bertrand, présenté comme son rival, Jean-François Copé a marqué un certain agacement. "Vous n'allez pas imaginer quand même que je structure ma vie autour...", a-t-il déclaré avant de s'interrompre et de changer d'idée. Guillaume Perrault

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