jeudi 22 octobre 2009
Interview vidéo dePremière adjointe au maire de Paris, chargée de l'urbanisme et de l'architecture
Hidalgo dénonce le "clanisme" de l'Elysée
La première adjointe au maire de Paris était l'invitée du "Talk Orange-Le Figaro".
Le souhait d'Anne Hidalgo a été entendu. Invitée du "Talk Orange-Le Figaro" sans savoir que Jean Sarkozy avait décidé de ne pas se présenter à la présidence de l'Epad, la première adjointe au maire de Paris espérait encore que le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy "renonce à imposer son fils" à la tête de l'établissement public. Jean Sarkozy "n'a pas la légitimité pour occuper cette place-là", expliquait-elle avant que ne soit connu le renoncement de Jean Sarkozy à se présenter la présidence de l'Epad. Anne Hidalgo s'est élevée contre "la volonté de mainmise de l'Elysée sur tout ce qui touche l'Ile-de-France". Le chef de l'Etat suit tout particulièrement les projets du Grand Paris. Pour la responsable socialiste, les bonnes intentions affichées au début par le président de la République se sont désormais "envolées". "Les élections régionales et la métropole méritent mieux que cette approche clanique et partisane qui est aujourd'hui développée par le chef de l'Etat", a-t-elle expliqué. Candidate pour mener la liste départementale à Paris pour les régionales, Anne Hidalgo s'est voulue confiante. Le rapport de force est "favorable à la gauche", a-t-elle affirmé. Elle espère que le PS retrouvera "une partie de l'électorat qui n'avait pas été au rendez-vous aux européennes". Tout en assurant "respecter" la décision des Verts de présenter une liste dès le premier tour, Anne Hidalgo a fait part de son "incompréhension" par rapport à leur décision. "La question, c'est pourquoi ? On a un bilan qu'on partage." Elle n'a pas souhaité, pour autant, tendre la main au MoDem "qui ne doit pas occuper (le PS) plus que cela au premier tour". A Paris, elle sera opposée à la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, "une énième ministre du gouvernement Sarkozy qui essaie de trouver une place dans la capitale. Ça commence à être un peu embouteillé", a-t-elle ironisé. A Paris, Anne Hidalgo est toujours en lice pour succéder à Bertrand Delanoë qui "accomplira son mandat jusqu'en 2014", a-t-elle assuré. Nicolas Barotte
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