mercredi 21 octobre 2009
Interview vidéo deSecrétaire d'Etat à l'Intérieur et aux Collectivités locales
Marleix vante "l'acte I de la clarification"
L'expert électoral de l'UMP revoit à la baisse ses prévisions pour les régionales.
"La réforme des territoires, c'est l'acte I de la clarification". Invité du "Talk-Orange-Le Figaro", Alain Marleix a défendu le projet de loi sur lequel il planche avec le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux et qui a été présenté mercredi en Conseil des ministres. Le secrétaire d'Etat aux Collectivités territoriales s'est fait une spécialité des affinages électoraux de haute précision. Après la refonte des circonscriptions, il assure donc le service après-vente d'un projet qui fait regimber nombre d'élus."Il y aura moins de concurrence, et plus de complémentarité entre les départements et les régions", a notamment fait valoir Marleix, en ajoutant qu'il n'était nullement question de "recentraliser" après vingt-huit ans de décentralisation. "Ceux qui nous accusent de cela font un contre-sens total", a-t-il assuré.En réponse à la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, qui l'interpellait en dénonçant une réforme faite dans le seul intérêt de l'UMP, Alain Marleix a juré que l'élection des conseillers territoriaux à un tour était une bonne affaire pour les Verts : "Je reçois leur secrétaire national aux élections fréquemment, je n'ai pas le sentiment qu'il soit hostile à la proportionnelle", a-t-il ironisé. Le secrétaire d'Etat a assuré que la dose de proportionnelle donnerait aux "petits partis" une place "qu'ils n'avaient pas avant" dans les exécutifs territoriaux. "S'ils s'entendent avec le Parti socialiste, ils peuvent constituer un bon réseau d'élus", a-t-il confié au Figaro, en marge du Talk.Mais le grand acquis de cette élection à un tour des conseillers territoriaux, c'est "la féminisation du personnel politique au premier échelon politique, celui des territoires", a-t-il affirmé. Ce que conteste la gauche.Pour les prochaines élections régionales, Alain Marleix, l'expert électoral de l'UMP, a revu à la baisse ses estimations. "La droite peut au moins gagner deux régions : la Basse-Normandie et la Champagne-Ardenne", juge-t-il. Charles Jaigu
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