mardi 6 octobre 2009
Interview vidéo dePrésident-fondateur du Parti de Gauche, eurodéputé
Pour Mélenchon, Hirsch "méprise" les jeunes
Le président du Parti de gauche était l'invité du "Talk Orange-Le Figaro".
Président du Parti de Gauche et député européen, Jean-Luc Mélenchon n'a pas eu de mots assez durs, pour dénoncer le système d'incitation financière expérimenté dans l'Académie de Créteil pour lutter conter l'absentéisme. "C'est minable, c'est une idée lamentable et celui qui a inventé cela est un pervers qui ne comprend rien à l'éducation", a dit l'ancien ministre de l'Enseignement professionnel, invité du "Talk Orange-Le Figaro".Les jeunes qui se trouvent dans les filières professionnelles, seules concernées, "travaillent la plupart du temps le soir et le week-end". "Trouvez leur de bonnes bourses, a-t-il conseillé, et vous verrez qu'il n'y a pas d'absentéisme". Il a aussi dénoncé "une attitude antipédagogique", indiquant que "pour un républicain, le rapport au savoir n'est pas un rapport intéressé. C'est un rapport où l'on se grandit, ou l'on se transforme". Promettre de l'argent au jeune c'est "pervertir son comportement à l'égard du savoir". Ancien membre du PS, il s'en est pris à Martin Hirsch, haut-commissaire aux Solidarités actives et à la jeunesse, qui cautionne le projet, indiquant qu'il "n'y connaît strictement rien et méprise les jeunes de l'enseignement professionnel". "Il a l'air de croire, a ajouté Mélenchon, que les Français sont un ramassis de petits pauvres qui tendent la main et qu'il suffit de leur mettre une petite pièce pour que les problèmes soient réglés. C'est honteux de sa part."Autre situation "honteuse" pour le député européen, celle de l'Irlande où les habitants ont majoritairement voté oui au référendum, après avoir voté non dans un premier temps. "Tout le monde devrait avoir honte !", a-t-il estimé, jugeant "pitoyable" la campagne menée par "les grandes entreprises qui ont acheté des pages entières dans les journaux pour dire que seuls les loosers votent non". "Ils ont tout fait pour faire peur", a jugé Mélenchon, dénonçant au passage "l'autocratie" de José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, "une dictature molle". "Les peuples votent. Il s'en fiche, s'est indigné Mélenchon. Le parlement vote. Il s'en fiche et il ramène les textes jusqu'à ce qu'on dise oui".
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