lundi 5 octobre 2009
Interview vidéo dePrésident PS du conseil régional d'Ile-de-France
Huchon regrette «l'agressivité» de Duflot
Le président PS de la région Ile-de-France était l'invité du Talk Orange-Le Figaro
Jean-Paul Huchon ne s'est «pas posé la question» et n'estime pas avoir de raison de se la poser «avant que les résultats tombent». Le président PS de la région Ile-de-France, candidat pour un troisième mandat, refuse de réfléchir à ce qu'il fera, en mars prochain, si la candidate des Verts, Cécile Duflot, devait passer devant lui.Invité hier du Talk Orange-Le Figaro, l'ancien rocardien s'est dit agacé par «l'agressivité» à son égard dont a fait preuve la secrétaire nationale des Verts, qui a jugé «un peu saupoudré» le bilan de Jean-Paul Huchon. Pour parvenir à «battre la droite», celui-ci a conseillé à Duflot de «se reprendre un peu» et de faire en sorte que les campagnes à gauche soient «complémentaires» plutôt que «de nature à s'autodétruire». «Nous avons gouverné ensemble pendant douze ans», a-t-il voulu rappeler à celle qui sera désignée par les militants Verts le 23 novembre.S'il est inquiet, Jean-Paul Huchon ne le laisse pas apparaître. Un sondage nationale OpinionWay indique que les Verts ne sont que trois points derrière le PS? Le président Huchon signale que «la campagne n'a pas commencé» et qu'en additionnant les voix du PS et des Verts, «la droite est largement derrière»? «Ce qui comptera, a-t-il dit, c'est la capacité des candidats à incarner un projet et à rassembler toute la gauche». Il a en outre jugé ces élections régionales «très différentes» des Européennes où Europe-Ecologie avait réalisé un score exceptionnel, devançant le PS en Ile-de-France. Cette élection, a expliqué Huchon «va porter sur la vie des gens, sur le quotidien. On va se demander qui peut gérer une région de 11 millions et demi d'habitants en prenant en compte trois urgences: écologique, sociale et écologique».Le président d'Ile-de-France a par ailleurs jugé «assez stupéfiante» la vive passe d'arme qui a opposé la semaine dernière le secrétaire d'État Chargé du Grand Paris, Christian Blanc, et François Fillon. «Ca n'arrive jamais qu'un ministre écrive à un premier ministre pour lui dire: vous n'avez pas le droit de transmettre le projet de loi parce que je ne suis pas d'accord». Selon Huchon, Blanc «a perdu ses nerfs» et Fillon «avait toutes les possibilités d'imposer son autorité». Le président sortant affirme que l'ambitieux projet en double boucle de Christian Blanc «sera sans doute utile en 2030 ou 2035» mais qu'il ne répond pas «aux attentes des gens qui veulent des RER qui marchent, des métro non saturés et des connexions de banlieues à banlieues».Sophie de Ravinel
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