jeudi 1er octobre 2009
Interview vidéo deDéputé UMP des Yvelines, premier maire adjoint de Rambouillet
Les élus de l'UMP voient rouge devant le "péril Vert"
Entre la majorité et les écologistes, "les frontières doivent absolument demeurer étanches", prévient le député Jean-Frédéric Poisson au "Talk Orange-Le Figaro".
"Les choses auraient été plus simples contre un candidat socialiste." Certes, Jean-Frédéric Poisson a gagné mais cette victoire est amère. C'est un "avertissement pour la majorité", a même précisé au Talk Orange-Le Figaro, le député UMP élu dimanche dans la Xe circonscription des Yvelines avec 5 voix d'avance sur sa concurrente Verte Anny Poursinoff. Poisson a invité l'UMP à "mener un travail philosophique et idéologique sur la partition qui doit être faite entre la façon dont les Verts envisagent l'écologie et la façon dont nous l'envisageons". "Si on ne fait pas ce travail, un certain nombre des électeurs de l'UMP, mais aussi de ceux du centre considéreront que le vote pour les Verts ne coûte rien, met-il en garde. Le côté attrape tout des Verts doit absolument être contrecarré." "Nos projets politiques sont clairement antinomiques", insiste Poisson en s'alarmant du danger de connivence qui "brouille politiquement des frontières qui doivent demeurer étanches". L'élu des Yvelines se montre ainsi opposé à une ouverture des listes de la majorité aux écologistes dans le cadre des régionales. La partielle des Yvelines, dimanche dernier, est-elle le révélateur d'un "péril vert" pour la majorité ? Plusieurs collègues de Jean-Frédéric Poisson partagent cette inquiétude. Pour Jean-Michel Fourgous, de la circonscription voisine des Yvelines, "la crise interne du PS et la crise économique, qui affecte le corpus idéologique de la droite, ont laissé le champ libre à une valeur refuge, celle de l'écologie". Mais il ne croit pas, et n'espère pas, cette "déstabilisation de nos électorats" durable. "Nous n'avons pas à rougir de notre travail, assure George Tron, mais il faut bien reconnaître que lorsque Kosciusko-Morizet fait la bise à Bové ou Borloo à Cohn-Bendit, ça peut troubler. Le gouvernement devrait faire en sorte que la montée de l'idéologie verte, qu'il accompagne, ne lui échappe pas." "On crédibilise les Verts et cela ne nous facilite pas la tâche", estime le député de l'Essonne. "Politiquement, nous n'avons rien à voir avec les Verts", martèle la députée de Seine-et-Marne Chantal Brunel, qui préconise une importante "explication" en direction des Français. Notamment pour "rappeler que les Verts, quand ils étaient au pouvoir dans le gouvernement Jospin, n'ont rien fait". Brunel est cependant moins pessimiste que son collègue et souligne que "la majorité a connu d'importantes victoires, aux européennes, mais aussi à Aix-en-Provence ou dans le Val-d'Oise." Encore faut-il rappeler que dans la cantonale partielle du Val-d'Oise, le candidat UMP affrontait un communiste. "Et ce n'est pas du tout la même chose, met en garde Hervé Mariton. Un candidat Vert est le mieux placer pour rassembler, du NPA au MoDem, et parfois même jusqu'à certains électeurs de droite. Les second tours UMP-Verts sont redoutables." Le député de la Drôme invoque un vieil adage politique : "à la copie on préfère toujours l'original". "Notre offre en matière de politique environnementale aujourd'hui c'est 'tout comme les autres sauf sur le nucléaire'. Ça ne suffit pas", insiste-t-il en proposant que l'UMP s'accapare de la défense du paysage. "Sur le dossier des éoliennes, le président de la République ne fait pas ce qu'il avait promis, s'alarme-t-il. Nous acceptons aujourd'hui des objectifs qui relèvent de la décroissance économique et plus seulement de la baisse des émissions de CO2. C'est une capitulation idéologique". Jean-Baptiste Garat
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