mardi 29 septembre 2009
Interview vidéo dePrésident du groupe PS à l'Assemblée nationale
Ayrault : pour "une offre précise" de rénovation
Les journées parlementaires du PS commencent à Toulouse avant le vote, jeudi, des militants sur les primaires ouvertes et le non-cumul des mandats.
Alors que s'ouvrent les journées parlementaires du PS à Toulouse, le président du groupe à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, n'a qu'une idée en tête : "la stratégie du rassemblement." "Quand le parti est divisé, l'alternance est en péril", a-t-il déclaré au "Talk Orange-Le Figaro".L'avertissement s'adresse aussi aux Verts. Il regrette leur choix de présenter des listes autonomes lors des prochaines régionales. Mais s'il souhaite "débattre" avec eux, il est plus prudent vis-à-vis de la gauche de la gauche. "Je ne suis pas sûr que la radicalité à gauche soit si porteuse d'avenir", a-t-il observé en commentant les élections allemandes. Selon lui, l'échec de la gauche en Allemagne ne doit pas conduire le SPD à courir derrière le parti Die Linke.S'il veut travailler sur le fond et préserver les parlementaires des polémiques internes au PS, Ayrault est quand même rattrapé par l'actualité : les militants socialistes sont invités jeudi à se prononcer sur la rénovation de leur parti. Ce devrait être le principal sujet de conversation des parlementaires dans les couloirs?"Il faut mener le débat jusqu'au bout et trancher les problèmes", a-t-il déclaré. C'est pourquoi Jean-Marc Ayrault souhaite aussi que les militants soient ensuite consultés sur "une offre précise de la direction" du parti, avant la convention prévue en juin. Jeudi, les adhérents du PS se prononcent seulement sur une feuille de route.Premier enjeu : l'organisation de primaires pour désigner le candidat du PS ou de la gauche en 2012. Ayrault conseille de ne pas "attendre la dernière minute" pour faire le choix. Deuxième enjeu : l'application du non-cumul des mandats aux élus socialistes. Député et maire de Nantes, il n'a pas dit quel mandat aurait sa préférence. Mais il a promis de déposer une "proposition de loi" à l'Assemblée pour relayer la position du PS et pour "faire bouger la majorité". Quoi qu'il en soit, "il faut franchir une nouvelle étape dans le non-cumul des mandats", a-t-il convenu. Après un déplacement mercredi à Auch, dans le Gers, dans le cadre de son "tour de France", la première secrétaire Martine Aubry, qui n'est pas députée, clôturera les journées parlementaires demain. Mais ce qui inquiète d'ores et déjà la direction, c'est le nombre de votants jeudi. Libération révélait mardi que seulement 64.000 militants étaient à jour de leur cotisation. Nicolas Barotte
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