lundi 28 septembre 2009
Interview vidéo dePrésident du groupe UMP au Sénat
Pour Longuet, "MoDem-Verts, ça ne veut rien dire"
Le patron de l'UMP au Sénat redoute des "majorités improbables".
Contrairement au porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre, Gérard Longuet ne jubile pas quand il voit le PS s'effondrer. Comme il l'a expliqué au "Talk-Orange-Le Figaro", le président du groupe UMP au Sénat redoute l'émergence d'un "courant attrape-tout, Verts-MoDem, qui peut sur le thème du rejet de l'usure défendre tout et n'importe quoi et aboutir à des majorités improbables dont les perspectives sont totalement imprévisibles". Longuet admet "une petite satisfaction d'amour-propre" : "Le PS numérote ses restes et à du mal à les retrouver". Mais le mouvement de l'électorat de gauche ne lui paraît pas "parfaitement rassurant pour autant, parce que MoDem-Verts, ça ne veut pas dire grand-chose".Soulignant la "variété des résultats" à Corbeil-Essonnes, où le second tour des municipales partielles s'annonce serré entre le PC et l'UMP, et à Argenteuil, où l'UMP a regagné la majorité au conseil général du Val-d'Oise, le sénateur de la Meuse résume : "On a le sentiment que l'opinion cherche le nord. La boussole s'affole et la qualité du candidat fait la différence".Gérard Longuet n'est pas emballé, non plus, par la rencontre entre Jean-Louis Borloo et Daniel Cohn-Bendit, dimanche, à l'invitation du frère de l'animateur d'Europe Ecologie. Selon lui, le ministre de l'Environnement "est dans son rôle" quand il prend "le risque climatique comme étant une donnée universelle" et "à tout prendre, mieux vaut en parler avec les écologistes". "Mais cela ne clarifie absolument rien", juge-t-il. Pour sa part, le patron des sénateurs UMP entend se consacrer à "construire des majorités" pour faire passer au Sénat, "où l'UMP n'a pas la majorité absolue", les trois textes majeurs de la rentrée : la réforme des collectivités locales, le remplacement de la taxe professionnelle, qui en est un élément, et la création de la taxe carbone.Interrogé sur l'"affaire" VGE-Diana, Gérard Longuet salue le "talent polymorphe" de l'ancien président mais ajoute : "Il s'approche de plus en plus de l'écriture et il est de plus en plus éloigné des responsabilités politiques. C'est son choix. Moi, j'aimais beaucoup le responsable politique". Judith Waintraub
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