vendredi 25 septembre 2009
Interview vidéo deSecrétaire d'Etat à l'Ecologie
Chantal Jouanno: «Je suis une écologiste convaincue»
La secrétaire d'État chargée de l'Écologie était l'invitée vendredi du «Talk Orange-Le Figaro».
Pour les régionales, Chantal Jouanno est décidée à s'en remettre au chef de l'État. Après avoir provoqué la colère du président de la République, cet été, en annonçant dans Le Figaro son intention de se présenter dans les Hauts-de-Seine aux régionales de mars, la secrétaire d'État chargée de l'Écologie a enclenché vendredi la marche arrière. Invitée du «Talk Orange- Le Figaro», Chantal Jouanno a assuré «rien n'est fait, rien n'est décidé». «Je ferai ce qui est utile», a expliqué celle qui fut longtemps la collaboratrice et plume de Nicolas Sarkozy. Si sa candidature en Ile-de-France s'éloigne, un parachutage en Poitou-Charentes, la région actuellement présidée par l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle de 2007 Ségolène Royal se rapproche. Pourquoi pas, «si le président le demande», répond-t-elle.Alors qu'elle débutera lundi prochain un «tour de France» à Bordeaux, au côté d'Alain Juppé, qui fut le premier ministre du Développement durable, pour défendre auprès des militants UMP la Taxe carbone, l'ancienne patronne de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), n'a pas mâché ses mots envers Ségolène Royal. Après que cette dernière eut dénoncé un «impôt nouveau», voire un «impôt vicieux», pour parler de la Taxe carbone, Chantal Jouanno a jugé qu'«on ne peut pas renier comme ça ses engagements». «Les politiques qui ne prennent pas leurs responsabilités ne sont pas à leur place», dit-elle. Lors de la présidentielle, Ségolène Royal avait signé le Pacte écologiste de Nicolas Hulot. Invitée lundi à la Journée parlementaire des Verts, la secrétaire d'Etat s'est défendu de mener une opération de séduction. «Je n'ai pas besoin de charmer. L'avenir est vert, pas forcément aux Verts. Le dialogue est normal et sain même si nous ne sommes pas d'accord sur tout», se défend-elle.Elle l'assure: «Je suis une écologiste convaincue, je partage (avec les Verts) les mêmes valeurs, même si nous ne sommes pas forcément d'accord sur les moyens!» Pour autant, même si elle considère que les Verts «sont des gens passionnants sur de nombreux sujets de société», la secrétaire d'État à l'Écologie se refuse à envisager de faire avec eux «du bricolage». Ou du «racolage». La question du nucléaire, «reste un point de clivage», assume-t-elle. Maintenant, elle le répète, à l'occasion des régionales, par exemple, «s'ils sont d'accord avec ce que fait le gouvernement dans le Grenelle, qu'ils viennent». G. R.
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