le talk orange - le figaro

L'actualité en interview et vidéo

mercredi 23 septembre 2009

Interview vidéo de

Michèle Alliot-Marie

Ministre d'Etat, garde des Sceaux

Pour MAM, Clearstream n'est pas un procès politique

La garde des Sceaux était l'invitée du «Talk Orange-Le Figaro».

Deux jours après le coup d'envoi du procès Clearstream, Michèle Alliot-Marie souhaite le banaliser : «C'est un procès juridique qui sera étudié selon les règles du droit», promet la garde des Sceaux au micro du «Talk Orange-Le Figaro». Ni la personnalité du prévenu le plus médiatique, l'ancien premier ministre Dominique de Villepin, ni celle de Nicolas Sarkozy qui s'est porté partie civile ne changeront le cours de ce procès. D'ailleurs, souligne la garde des Sceaux, «le président est un justiciable comme les autres». «Il doit, ajoute la ministre, rendre des comptes s'il commet des fautes de droit commun mais on ne peut pas ne pas l'empêcher de se défendre».C'est du reste ce qu'a déjà fait Nicolas Sarkozy en portant plainte contre une publicité de la compagnie aérienne Ryanair et dans l'affaire dite des «poupées vaudous». Bref, pour Michèle Alliot-­ Marie, le chef de l'État «ne peut pas ne pas avoir moins de droit que les autres justiciables». Elle-même, qui est citée comme témoin dans cette affaire, se dit à «la disposition de la justice» pour venir témoigner à la barre si les juges le lui demandent.Quant à l'indépendance des magistrats et aux éventuelles ambitions individuelles que ce procès hors norme permettrait de servir, la ministre fait corps avec les magistrats et le parquet. «Il faut être respectueux des personnes. Nous n'avons pas intérêt à mettre en cause le fonctionnement de notre justice qui est un élément important de la cohésion de notre pays», assure MAM en référence à la promotion que pourraient obtenir le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, et celui de Nanterre, Philippe Courroye, et qu'elle ne confirme d'ailleurs pas.La garde des Sceaux est également revenue sur la loi pénitentiaire votée mardi à l'Assemblée et sur l'encellulement individuel. «Cela fait cent trente ans que l'on dit que le principe doit être l'encellu­lement individuel et cela fait cent trente ans que l'on ne fait rien y compris lorsque les socialistes sont au pouvoir», a martelé la ministre, répondant ainsi aux critiques du PS. Soulignant que c'est depuis 2002 qu'a été fait «le plus gros effort en matière de construction de prisons», MAM a rappelé que la France aura en 2012 quelque 63.000 places de prisons, soit «le nombre exact de places correspondants au nombre de détenus». Anne Rovan

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