vendredi 18 septembre 2009
Interview vidéo deSecrétaire général de l'UMP
Xavier Bertrand défend la règle du non-cumul
Le secrétaire général persiste dans son souhait que «les choses soient claires» pour les ministres candidats.
Non coupable ! Invité du «Talk-Orange-Le Figaro», Xavier Bertrand s'est défendu d'être à l'origine du renoncement d'Hubert Falco à la place de numéro un sur la liste de la majorité en Paca. Le secrétaire général de l'UMP avait été le premier, le 31 août, à ériger en règle le non-cumul entre une présidence de Région et un portefeuille ministériel. Depuis, François Fillon et Nicolas Sarkozy ont confirmé. Mais selon Xavier Bertrand, «pour Hubert Falco, ce n'est pas le sujet». Ce n'est pas le secrétaire d'État aux Anciens combattants qui répugnait à quitter le gouvernement en cas de victoire, c'est le maire de Toulon qui ne voulait pas «casser son attachement» à sa ville. «Il a été déchiré, a assuré le secrétaire général. Je regrette sa décision, mais j'en prends acte. Nous aurons une tête de liste et si on est unis, on peut gagner. Dans une Région où les impôts locaux ont augmenté de plus de 62%, les gens veulent tourner la page des socialistes.»« De nouvelles exigences vis-à-vis des politiques »Sa règle du non-cumul, Xavier Bertrand en a aussi «parlé à Roselyne Bachelot». Il lui a dit qu'il fallait que «les choses soient claires avant» l'élection, que c'était «bien mieux comme ça», qu'«au XXIe siècle, les gens ont de nouvelles exigences vis-à-vis des politiques», qu'on doit «être ministre à 100% et président de Région à 100%». On ignore ce que la ministre de la Santé lui a répondu, mais les électeurs des Pays de la Loire devraient apprendre bientôt qu'elle préfère se consacrer à 100% à la lutte contre la grippe A (lire en page 3).Mais foin de ces questions de personnes qui, veut croire Bertrand, n'intéressent pas les Français. Le patron de l'UMP «laisse aux socialistes les discussions d'état-major et les man?uvres». Le rôle du «Mouvement populaire», comme il aime l'appeler, est de «garantir le respect des engagements de campagne» du candidat Sarkozy. Alors que la polémique sur la taxe carbone connaît un répit, Bertrand a affirmé que la majorité pouvait être «la plus crédible sur des nouveaux thèmes comme l'écologie», en prédisant: «On commence à sortir de la crise économique, mais la crise écologique est devant nous.» Judith Waintraub
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