vendredi 11 septembre 2009
Interview vidéo deEurodéputé, vice-présidente du MoDem
Sarnez revendique "une complicité" avec Cohn-Bendit
La vice-présidente du MoDem rencontrera mardi le leader d'Europe Ecologie et le socialiste Vincent Peillon.
Marielle de Sarnez souhaite donner "un lendemain" à son intervention de Marseille, où, fin août, elle s'était exprimée devant les militants socialistes pour poser les bases du "camp de l'alternance" à Nicolas Sarkozy.Invitée du "Talk Orange-Le Figaro", la première vice-présidente du MoDem a confié qu'elle devrait rencontrer, mardi prochain à Strasbourg, où ils siègent tous les trois, le socialiste Vincent Peillon et l'écologiste Daniel Cohn-Bendit."Au Parlement européen, on n'assume pas seulement de dialoguer ensemble, mais aussi de travailler ensemble", assure cette proche de François Bayrou, qui revendique "une certaine complicité" avec Daniel Cohn-Bendit. Mais, mardi, cette rencontre ne devrait pas seulement se limiter aux travaux du Parlement. Il sera sans doute question aussi des prochaines échéances électorales.Convergence avec les VertsEn matière de politique nationale, par exemple, Marielle de Sarnez assume des convergences avec les Verts. Comme eux, elle estime que la taxe carbone était nécessaire. "Il est juste d'avoir une fiscalité écologiste", dit-elle. Mais comme eux, toujours, elle estime "injuste qu'on exonère la consommation électrique".Quant à "l'offre publique de dialogue" lancée le week-end dernier à l'opposition par François Bayrou, la numéro deux du MoDem précise qu'elle ne s'adressait pas directement aux états-majors. "Le mur de Berlin est tombé. Cette caricature, d'un camp tout blanc d'un côté et d'un camp tout noir de l'autre, c'est finie. Le monde est plus complexe et les Français ont envie de construire autre chose", assure-t-elle.Quant à la "sortie" de Brice Hortefeux, Marielle de Sarnez, qui le connaît bien, ne veut pas jouer les inquisiteurs, mais "ne trouve pas son explication glorieuse". "Si on veut une société plus humaine, ce n'est pas le bon message". Rodolphe Geisler
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